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mercredi 10 décembre 2008

Oh Maux Humanimaux



Découvrez Michael Andrews!




J'ai longtemps naïvement pensé qu'une personne qui avait souffert devenait forcément une personne plus encline au respect de l'autre... à cause de ces blessures souvenir de ce que l'on ne voudrait pas que l'on nous fasse... C'est faux !! En fait, il y a deux sortes d'êtres humains... l'homo-humain et l'humanimal...
Le premier tentera d'utiliser tous les artefacts qu'il trouvera sur son chemin pour emplir la besace de sa vie de bleus qui deviendront sourires, de coups qui le rendront prudent joyeux, de sournois amis qui lui montreront que l'homme est décidément imparfait...
Oui l'Homme est imparfait... il est hier... à peine aujourd'hui et surtout pas demain...
Cet homo-humain va passer sa vie à chercher... une véritable ruée vers son or, sa quête d'un graal pas si légendaire que ça... c'est sur Brocéliande ne lui fera pas de cadeaux, Viviane aura peut-être plus des allures de mannequin pour Olida ou de Jenifer Lopez clonées indéfiniment... mais au détour d'un innatendu, cet humain la, il peut être sur de croiser le chemin de Nimue et de pouvoir continuer avec elle l'aventure de l'évolution, l'épanouissement... même si pour certains la Dame du Lac est chauve avec un drap orange lui entortillant le corps... après tout chacune son Perceval et chacun sa Nimue...
L'important pour cet homo-humain, c'est qu'avec ses blessures, ses croix, ses démons, ses peurs, ses amputations, il devient chevalier ou guerrière, et chevauche la vie pour aller le plus loin possible... ces humains la, regardent le monde, voient leurs autres, vont vers eux, leur apportent, recoivent, échangent, partagent... se mélangent... ces humains la sont rares... en voie de disparition et pourtant toujours pas considérés comme éspèce à protéger... ceux-la... ils s'éteignent dans le silence égoiste et hypocrite des autres...

Les autres c'est l'humanimal qui s'enracine dans sa mémoire sélective et obstinée pour y établir sa petite production personnelle... tout y passe !! ça va du pavot rigolo fait maison, quelques logorrhées verbales apprises par cœur tout droit sorties du dernier Coelho en guise de cannabis canapés intello-dinatoire... Puis en bon petit Sims qu'il est, il va créer sa "communauté"... les potes !! pléthore de potes !! parce que plus on est (2) fou plus on s'éclatera à confondre la mappemonde sur le bureau avec une boule à facette de Patrick Hernandez... bah oui on est born to be alive quand même, faut pas l'oublier... celui la il va se regarder du haut de son infinitésimal condition... et il va en passer du temps à se reluquer le nombril, même pas percé... il va pleurer dessus, sur le morceau qu'il avait à la naissance et que ces criminels de chirurgiens lui ont volé... dès la naissance, tout était joué !! son cordon désséché qui ne laisserait pas passer un micron de sève, il va passer sa vie à le chercher voire le reconstruire, pour les plus motivés... Ces humains là, se fichent des cicatrices de leurs eux-mêmes... elles ne sont jamais "pires", jamais "plus", jamais... en fait, elles ne se voient presque même pas !! alors le bon samaritain humanimal bah il va même se dévouer pour en faire de nouvelles !! des vraies... des qui se voient... qui se sentent, avec le son, l'odeur, la sensation et surtout... le temps !! des indé-débiles !! Parce qu'ils sont passés maitre ES en cicatrices, parce que personne ne peut leur en remontrer à ces guerrieros de la balafre affective, ils les connaissent toutes !! Tatouages à l'encre de sang de la tête aux pieds pour ces cartes routières, avec dénivellations s'il vous plait !! Help Angels c'est pas leur devise, eux ils sont trop occupés à faire payer les contentieux de leurs déceptions aux SDF encore plus déchiquetés qu'eux, en se vautrant dans le prurit de leurs désillusions...
Oui, l'humain est imparfait... et c'est pas prêt de changer...

samedi 2 août 2008

La Faucheuse me drague !!



Découvrez VNV Nation!



Cette conne a quelque chose à me dire manifestement… Mais elle n’y arrive pas, à moins que ce soit moi…
Elle ne parle pas le langage des sourds moi pas celui des morts.
Depuis le temps qu’on se côtoie, ça créé des liens…
Et finalement, elle n’est pas si terrifiante ! Elle feinte… Sa tunique noire, torrentueuse la fait moine… Mais au premier coup de vent, la soubrette je l’ai déjà retroussée… Il n’y a rien, nada, niet, plus personne, pas même un zéphyr…
C’est une dragueuse impénitente qui abuse ses concupiscences. Elle minaude la gueuze… tsss ridicule que tu es… Le bal masqué fait tomber les loups… ta coiffe te voile la face…
Depuis ma naissance elle me tourne autour la péronnelle, elle me murmure son chant du silence l’enjôleuse, me caresse du vélum de sa serre affilée l’ensorceleuse, mais désolée ma mie, je ne mange pas de ce pain là ! Garde tes distances, range tes boniments va-nu-pieds, je ne suis pas preneuse…
Patiente, très patiente, elle attend, calcule, temporise, persévère, se rapproche tendrement, et de sa paisible pérennité elle fusionne avec toutes pénombres à portée de faux…
Petites tentatives, faux espoirs… tu as encore raté…
Qu’as-tu donc, crois-tu, à me proposer qui puisse m’attirer à toi ? Qu’ai-je donc d’exceptionnel qui puisse attiser ainsi ta convoitise ?
En fervente bafouée qui se respecte, rancunière elle devient… piaffante de colère, vengeance et réparation elle exige…
Elle me griffe, me froisse mortellement, me piétine, me laisse en lambeaux, me « marionnettise », me noie à m’étouffer dans mon propre corps, m’abandonne en poudre de moi… Mais en vie, toujours en vie… Saine de corps … Sauve d’esprit … et inversement… Chaque fois un peu plus amputée, mais en vie… plus forte cette fois encore…
Tu peux toujours te pavaner à mes pieds, mais nous le savons toi et moi, sil est des choses que je refuse, il en est que tu ne peux avoir…
Ah !! voilà là ta frustration suprême n’est-ce pas… terrain miné…
Qui de l’humain ou de la moissonneuse est le plus pervers, le plus perfide et le plus puissant aussi ?
Lui qui te vole amours, joies, plaisirs, bonheurs, chagrins, douleurs, sentiments et sensations en somme, à lenteur d’éternité ? Ou TOI, lilliputienne vassale de la Vie condamnée à balayer les miettes qu’elle t’ordonne de ramasser à longueur d’humanité ?
Pauvre camériste universelle ! Demain tu peux me prendre de force, je ne pourrai résister, je le sais… Jamais je ne me donnerai de plein gré, tu n’y peux rien, tu le sais…
A bien y regarder, je suis ton égale, toi pas…
Mai 2007

mardi 29 avril 2008

7 - Rebellion (2002)

N’as-tu jamais rêvé de vomir à la face du monde cette haine sauvage pour ceux qui te blessent dans ta chair, ceux qui par leur insouciance brisent les doux rêves que ton esprit d’enfant a consciencieusement mis en place pour les imaginer avec cette tendre crédulité et les voir ensuite voler en éclats par un seul acte d’indifférence….

N’as-tu jamais voulu crier ta douleur face à l’incompréhension de cette totale injustice qui dans sa suprême bonté t’a choisie toi pour épancher son insatiable soif de victimes, ambassadrice de l’anéantissement et de l’incompréhension, tu tentes désespérément de combattre cette injustice avec cette armure et cette artillerie que tu penses mortelles, insignifiantes et évanescentes tentatives qui te ramènent inlassablement au même point comme le ressac rejette négligemment les vagues à la côte…poupée de chiffon ballottée entre les méandres de la souffrance et de l’abandon tu attends que la tempête se calme pour reprendre ta route pensant stupidement avoir pris le bon cap alors que tu continues irrémédiablement de nourrir cet odieux et condescendant mécène qui ne rate pas une occasion de resserrer ses liens.

N’as-tu jamais voulu cracher ta rancœur aux condamnables fautifs de ton malheur, candidement ahuris par ton animosité, stupéfaits de cette attitude jugée outrancière et excessive, se retranchant ignoblement derrière les convenances du conventionnel et du paraître, convaincus du bien fondé de leurs agissements…

As-tu jamais voulu exposer ce ravissement violent et provocateur de ton triomphe aux dédaigneux coupables ignorants de leurs violations, consécration d’un périple si pénible que le couronnement n’en est à la fois que plus farouche et timide.

As-tu jamais voulu hurler à la face du monde cette incommensurable joie fauve et pénétrante qui te transcende et annihile tous les affres de l’horreur pour ne laisser qu’une sensation d’enchantement absolu, sentiment aussi dévastateur et ravageur mais dont tu ne craints pourtant pas les manifestations et que tu voudrais exhiber honteusement dans ta fierté sans remords pour voir sur les visages empreints de complaisance le voile fugace du doute…

Oui nous sommes heureux et alors ?


jeudi 27 mars 2008

29 - Univers

Comme le noir peut parfois devenir un terrible ennemi… même la lumière des étoiles n’est plus assez vaillante pour éclairer le chemin trop obscur…. Malheureuse petite chandelle à l’insignifiante flamme fébrile qui lutte courageusement contre un adversaire bien trop puissant…

On passe nos vies à avancer à pas de cul de jatte sur un sol inexistant… et pourtant il se dérobe encore… le fictif reste encore et toujours plus fort… il s’évanouit… disparaît… ne reste que la lourdeur du vide… un vide toujours plus dense… se partageant équitablement et dans la plus grande harmonie, l’espace avec le néant… et les soi disant balises que l’on prenait pour des repères s’effacent sous nos yeux… regard implorant impuissant face à la débâcle, se tournant vers cet infini dont personne ne veut et qui terrifie tellement…

Univers inaccessible et ouvert à tous, où se joue la trame de vies à peine entamées… encore moins acheminées…

Soirées mondaines de la jetset pseudo intello dont les protagonistes se gavent de petits fours truffés d’incompréhension, de fausses certitudes, de méconnaissance… buffet de mensonges savamment enrobés d’appétissante hypocrisie et dans lequel chacun pioche avec la plus grande délectation, gardant l’attitude digne et droite de l’élitiste qu’il se croit… et pourtant… s’il pouvait se voir le soi disant béni… s’il pouvait contempler son reflet… petit joueur sybarite tout juste capable de miser une misère en implorant ardemment toucher le gros lot… se fortifiant allègrement dans son abjecte compassion égocentrique… persuadé d’avoir trop payé la vie et quémandant un remboursement du trop perçu… pas un instant il ne voit que la vie donne bien plus qu’elle ne pourrait prendre… et pas une seconde il n’envisage que c’est lui qui fait payer son manque cruel de vision… pas un instant…

Et de continuer leur chemin, les véritables prêcheurs investis de cette sublime flamme de clairvoyance, ces êtres de liberté totale se brûlent mortellement au contact des murs du refus… habitués qu’ils sont à se mouvoir dans l’infinité du possible ils ne peuvent malgré la ferveur et la sincérité de leurs offrandes amener l’inculte, enfermé hermétiquement dans sa matrice de réalité visible et soi disant concrète, à les rejoindre dans ce monde qui les tétanise tant et qu’il repoussent du plus profond de leur ignorance…

Offre la liberté au prisonnier et il te tend la clef de ses chaînes…

Novembre 2002

jeudi 28 février 2008

Je, Tu, Elle...




Quelle me plait cette histoire!

Si proche de sa réalité, de mes distances, de tes besoins, de mes appréhensions, de ces attentes.... Il me ressent si fort et si vrai qu’on croirait qu’il te vit comme s'il m’habitait... N'est-ce pas le cas...? Il prend ses souhaits et les anime de magie, emporte délicatement tes peurs pour les étouffer ailleurs en attendant de les effacer définitivement... Si je n'avais pas si peur, je n'aurai plus peur, tant il sait venir à toi pour la secourir, tant il sait venir chercher en moi ses sentiments, quels qu'ils soient pour me recueillir et la soutenir...

Étrangement, de ça je n'ai pas peur... Il peut te lire sans pudeur, elle me dévoile sans déshonneur... Cette intimité là, je la lui offre sans honte, il a su venir la contempler sans voyeurisme, lui montrer qu'il l'apprécie plus que tout et qu'à n'importe quel prix il la préserverait... De tout... De tous... Il sait y entrer sans frapper, discrètement sans jamais rien perturber, et j'aime le laisser t'explorer à sa guise...

Et quand ton cœur essoufflé d'angoisses cherche à fuir un cerveau de chef d'orchestre marionnettisé, il se fait mains tendres, écrin soyeux pour la recueillir... Mes corps peuvent enfin se reconstruire, se retrouver, se réunir... Tout semble si naturel quand il nous dit... Tout est si simple dans sa compréhension de mes incompréhensions et de tes doutes....

Il troc mes handicaps contre ses apaisements...

"Ça va aller..." L’être spirituel ne pouvait être bien loin de l'homme, elle aurait du le savoir!! Et l'homme sûrement encore plus proche tu devrais m'en douter... Ne pas en douter...

J'essaye de le rapetisser, le diminuer, le banaliser, l'enlaidir même... Et chaque jour, il grandit en la stupéfiant de radiations d'une impériale générosité... Calmement, patiemment, doucement il me fait, il te sait malgré mes tous et mes riens... Il saura, il fera et ça ira...

Quelle est belle cette histoire si propre à mes rêves...

Si j'étais courageuse, elle lui dirait ses rêves intimes; je lui tendrais une main, même très timide... Embrasse moi... Il saurait... Elle pense, il entend... Il poserait alors ses lèvres tout en douceur sur ces peurs putrides, la chaleur de son sentiment par sa bouche ferait fondre la braise qui empêche d'enflammer sa raison camisolée où croupie une passion immaculée...

elle passerait tes bras autour de son cou... Serre moi fort... Il l'enlacerait, la maintiendrait contre son corps tuteur, la guidant dans le marasme de ses sentiments en fermentation, te laissant s'accrocher à lui, fière bouée insubmersible... Tout va bien, je suis là... Elle a peur... Il te retient fermement dans la sécurité de ses bras, son corps bouclier, je ne peux pas te noyer, il est plus fort que tout... N'aie pas peur... Elle ne peut pas se perdre, il s'est installé dans mon âme pour affronter avec toi ces démons qui nous hantent... Et pas à pas, l'indomptable il la fait douce... Sans te dénaturer, sans m'abîmer... Il prend ce qu'elle donne maladroitement puis assurément... Il donne... Sans compter.... Sans attendre... Sans espérer... Juste parce que donner le fait briller lui et nous rend belle elle... Il s'offre... Elle me livre...

Oui, c'est tétanisée qu’elle viendrait... Mon courage dans une main, ses frayeurs au corps, tes désirs dans une poche, mes sentiments dans mon cœur, votre visage dans mes yeux, ton amour dans mon âme...

Oui, c'est tétanisée que je me présenterai... Penaude et désespérée de mes incapacités, le laissant décider de tout, au risque de se perdre lui même avec pour tout espoir quelques timides signes d'encouragement vaguement ébauchés...

Oui, c'est tétraplégique que tu viens à vous... Venez à elle... Vous me savez... Elle vous attend...

2006

lundi 25 février 2008

Sauvage...

Qui décide des règles de bienséance, du conformisme névrotique ?

Qui tire les ficelles des pantins que nous sommes, polichinelles désarticulées pas même capables et encore moins dignes de décider de ce qui nous est nécessaire et essentiel ?

Quand et pourquoi devient-on hors normes, hors la loi ?

Peut-être que nous ne faisons que survivre… peut-être…

Mais n’est pas mieux de survivre en le sachant que de croire que l’on vit en ignorant ?

Que ce soit dans ce monde ou dans le mien, chacun a la place qu’il s’accorde, celle qu’il veut bien se trouver, celle pour laquelle il voudra bien se battre un peu ou beaucoup suivant le désir et le besoin qu’il aura.

Mais au lieu de prendre simplement ce que je lui tends il préfère piller mon cœur et mon âme. Pourquoi chercher à voler ce qui est si généreusement offert ? Conquistador de sentiments, conquérants de terres émotionnelles vierges, voleur d’innocence, violeurs de candeur, de naïveté…

Et ceux là même qui bâtissent les charpentes de la convenance déficiente où sont ils là ? Nos fervents protecteurs des règles de vertu que font ils pour enrayer le massacre ? Absents !!!!

L’œil scrutateur indiscret, épieur de moindres bévues, inspecteur sans gène ne voit plus… aveugle

L’oreille fine toujours à l’affût de la moindre révélation plus ou moins crédible à la délation puis à la condamnation n’entend plus… sourde

L’orateur, le verbe haut, des paroles assassines plein son sac ne dit plus rien non plus… muet

Chut………………. Silence…………………. Non, on ne tourne pas !!!!!

Ne dénonçons pas l’insoutenable vérité, ne dévoilons surtout pas l’horrible, l'atroce, l’écœurante réalité. Fermons bien les yeux sur ce monde apocalyptique que nous refusons de changer ne serait-ce qu’un tout petit peu, par peur de l’effort, de la répression ou tout simplement par indifférence… de l’horreur à l’état brut avec l’éclat du diamant pur.

Pas question de constat, pas de réparation possible pour les dommages inquantifiables infligés. Ils restent là, chacun de leur côté à refuser de se voir, à se dédaigner, l’agresseur en liberté non surveillée, le juge corrompu et la victime, pauvre petite chose si insignifiante…

Et pourtant, chaque fois y croire à nouveau, espérer très fort encore au miracle en y mettant toute sa ferveur, dévotion démente pour un dieu que l’on crée là sur le champ lui promettant l’impossible, le priant avec ardeur pour conjurer le sort et peut être briser le cercle vicieux pour enfin se rendre compte que non… le miracle… il n’existe décidemment pas…

Comment stopper l’acharnement sans risquer la perte ?

Qui décide que l’on doit se contraindre qu’à certains dons ? Et lesquels ? Pourquoi ceux là et pas d’autres ?

Pourquoi un tel besoin quasi maladif de donner à celui qui ne demande rien et ne veut surtout pas recevoir pour ne pas être redevable ou parce que ça devient trop facile ou trop compliqué, comment savoir… Comment entrer dans ce moule hermétique à toute passion, à tous déchaînements, à toute impulsion pour ne plus souffrir de ce sordide manque de vie, pour juste se laisser bercer comme tout le monde…

Existe-t-il quelque part quelqu’un qui puisse entendre les pleurs muets de désespoir ? Existe-t-il quelqu’un quelque part susceptible de comprendre ce besoin bestial d’humanité, faisant de nous des animaux blessés, assoiffés, affamés, indomptables…qui ne demandent pourtant qu’à partager cette passion dévorante si vivifiante, si envoûtante, si énergisante… si reconstituante…

Dis c’est quoi apprivoiser ?

22.08.02

Lâche-toi !! dis tu...
Il y a déjà un moment que je le fais... Sauras-tu lire ce qu'elle ne dit pas quand elle le crie si fort? Il tentera de toutes ses forces, je te lirai à te comprendre même quand tu le refuses... bien au delà des tes mots je lui raconterai ses peurs... par delà mon esprit, il s'emplira de ses perditions pour l'accompagner... je sais où je vais et pourquoi... tu sais comment j'irai, pour le moment sans moi... un merci bien sobre pour un tel don de confiance... tu le sais...

vendredi 11 janvier 2008

Confettis d'âme

Sensation persistante de reproches sans aucun mot prononcé... payés par le silence et l’absence...
Fuir ces bouffées de détresse-colère tsunamis sans préavis... loin si loin... Dans une forêt peut-être... Inextricable, à l'image de l’âme... se recroqueviller dans un coin, sous une pluie diluvienne, pour se purifier… et attendre... Attendre sans compter le temps mais en comptant sur lui... Attendre que la douleur fasse moins mal, qu’elle s'apaise ne serait-ce que pour respirer normalement... Attendre à se perdre, à l'amnésie... Attendre que le temps devienne allié pour une fois... qu’il fasse son travail salvateur... Ne serait-ce que pour survivre... derviche tourneur sur une musique sans notes cherchant la transe dans la révolution solaire ou l’étourdissement dans l’immobilisme d’un vide par trop chaotique…
Se lever et se coucher avec cette même asthénie destructrice de ta présence... le souvenir n’est plus, emmenant avec lui l’espoir encourageant de te retrouver un jour...
Tourner en rond dans son intimité pour chercher une parcelle de toi qui ne serait pas ce paysage lunaire que l’on est devenu... rien à faire...
Plus envie... ni de toi... ni de moi… Et chaque jour qui passe m'éloigne de moi plus encore... Nous y voilà... Retour à la case départ... Je me sens Frankenstein, TA créature… construite à partir de petits riens qui tout compte fait ne te convient plus, alors tu décides de la détruire... Seulement voilà, entre temps, TA créature a évolué et à présent elle souffre, elle saigne...
Plus rien n'a de sens... le sens lui même n’a plus de sens, de direction… Tous ces repères, ces garde-fous viennent d'exploser en une gerbe d'incompréhensions, de doutes, de mystifications... Plus rien n'a de sens...
Tu m’as enseigné, éduquée, pansée, puis enfin relevée pour m'ouvrir la porte du monde en m'intimant d'aller le voir... Aujourd’hui c’est toi qui me fais impotente à lui tourner le dos… L’ombre sournoise du vice vient de fusionner en une éclipse totale de ma lumière…
Tu as tout faux ! La Peur est une voleuse impénitente qui te prend et te donne aujourd’hui ce qu’elle te fera regretter demain... mais aujourd’hui, n’est-ce pas déjà trop tard ?
Cette vie que tu me voles comme un vulgaire pickpocket je te l’ai offerte il y a bien longtemps déjà… la ravir ainsi c’est te cambrioler toi même… tu n’as rien compris… rien du tout…


16-11-2007

mardi 1 janvier 2008

L'Intouchable

Ce soir j’ai croisé la route d’un SDF… il était là assis sur son banc-sac plastic, il m’a dit bonjour en guise de « une petite pièce svp » et comme toujours je l’ai regardé, lui comme les autres, sans détourner mon regard… le sien était fier, clair, presque souriant d’une compréhension qui m’échappe encore… à côté c’est moi qui avais des allures de petite fille aux allumettes… on aurait fait un sondage c’est à moi qu’on aurait donné sans même que je demande… je lui ai offert mon sourire le plus sincère en lui tendant de la menue monnaie… jusqu’à ce jour j’étais fière de pouvoir faire « ça », je me trouvais courageuse, honnête, osant défier la misère sans jamais l’esquiver, bonne citoyenne en somme… mais ce soir mon héroïque civisme a sonné faux à mes oreilles et à ma conscience surement plus exacerbée que d’habitude… quelque chose clochait… j’ai réfléchi de longues minutes en marchant… puis j’ai compris… mes piécettes… c’était ça mon problème… non pas que je me reproche de ne pas lui donner plus, je ne suis pas débile au point de ne pas capter le b-a- ba de la solidarité… non, je n’ai pas de soucis avec la somme donnée, mais plutôt avec ce que je n’ai pas osé envisager… pourquoi je ne lui ai pas proposé de venir prendre un bon bain chaud ? Pourquoi je ne lui ai pas offert le couvert ? Pourquoi je ne lui ai pas ouvert les portes de mon chez moi, puisque moi j’en ai un… et les réponses à ces questions m’ont écœurées plus encore que les questions elles-mêmes… la peur !! Oui, la peur de l’autre… mais pas n’importe quel autre… peur qu’il se tire avec les bibelots de ma petite vie savamment bordélisée rangée par rangée sur la bibliothèque… peur qu’il me vole du shampoing ? Qu’il me chipe mon sapin de noël ? Pour aller l’allumer sous un pont assurément, c’est bien connu… Oui, j’en suis là… j’ai préféré lui donner des pièces pour acheter son silence… troquer mon imposture contre des pièces jaunes… je n’ai pas réussi à voir l’humain, je n’ai vu que le parasite… et je m’en veux, bien sur… Oh, je pourrai aller plus loin dans mon hypocrisie et me dire que ce n’est pas ma faute, c’est la société qui a finalement réussi à me formater (quand j’étais petite je ramenais toujours les SDF - humain ou animal - à la maison, jusqu’au jour où mes parents ont dit que ce n’était ni Emmaüs ni la SPA la maison…) qu’après d’âpres batailles j’ai fini par boire la coupe de l’establishment, résultat cirrhose du courage et qu’à présent je suis un bon petit soldat qui marche au pas… et le pire… c’est que malgré ces réflexions, je n’ai pas pris pour autant la décision de changer de comportement… je me suis même dit que si j’avais été riche, je lui aurait surement offert une chambre d’hôtel pour qu’il puisse voler le peignoir et les savons… du moment que ce n’est pas « mes affaires », moi la pas matérialiste patentée… comble de la charité… et pour me dédouaner, je me suis contentée de me dire que le fait d’en pendre conscience était déjà une bonne chose… cercle vicieux quand tu nous tiens… j’ai fait demi-tour et je suis allée m’assoir à coté de lui… sans rien dire… plongée dans mes pensées, sans rien dire… lui sans maison moi sans bravoure, âme charitable à la dérive… j’ai eu peur d’un être humain parce qu’il ne sentait pas le savon dans cette ville où les étés puent la Nivea dès l’aéroport… il se serait présenté tout de blanc vêtu je l’aurais vouvoyé et me serais surement inclinée sur son passage… sombre conne… je me dis souvent quand je croise un SDF que c’est peut-être dieu déguisé et ça me rassure… parce que dieu SDF c’est quasi normal, mais l’inverse ça devient problématique… alors, je suis restée un moment à coté de dieu… puis je lui ai demandé :

- pensez-vous que tous ces gens qui se préparent à faire la fête ce soir soient plus heureux que vous ?

- matériellement… oui certainement…

Il l’a fait exprès, pas possible autrement !! Et je réponds quoi moi à ça ?! Je ne peux pas lui débiter mon discours sur le matériel qui ne compte pas, plus maintenant, je peux plus !! Et je ne peux pas non plus lui dire que j’ai oublié mes tripes au vestiaire, qu’il faudra donc qu’il se contente de ce que je ne donne pas… je fixe longuement un point dans le vague…

Il m’a donné une leçon d’humilité et il l’aurait fait sans même me répondre… juste en me renvoyant ce que je suis… et que je n’accepte pas… reste à savoir comment je vais changer ça… pas gagné… pas gagné du tout…

A toi l’Intouchable …

(je tutoie dieu alors pas de favoritisme hein)

samedi 15 décembre 2007

Amitié - 2002

Il n’est pas d’inclination qui n’enjoigne,

Si peu soit-il, un don de soi

Il n’est pas de relation qui ne génère,

Affliction, inquiétude, quelles qu’elles soient

Que de sentiments qui s’immiscent

En silence pour éclater sans instruire

Que de sentiers battus parcourus,

Nous ramenant là où il va sans dire

Cette affection, fruit de notre cœur,

Se mue étonnamment en maladie chez l’archiatre

Comme l’amour-propre, cet hypocrite

Jouant si bien son rôle, ne reconnaît nos affres

Et ce métal si souple qui fait plier tous les êtres,

De gouverner et souiller toutes fibres

Diligence, probité, dilection, ces étrangers

Devenus l’apanage des acrobates de diatribes.

mercredi 14 novembre 2007

36 - Lac Placid

Que laissent les tempêtes sentimentales successives sur les reliefs sauvages de nos affects déjà bien escarpés par les déchaînements de tourmentes tout au long de ces jours qui durent des siècles dans notre petite temporalité bien humaine… ?

Le calme après la tempête dit on….

Le bouillonnement éruptif de nos sensations enflammées, après s’être outrageusement déversées en des torrents incandescents d’une rage de vivre embrasée d’impatience d’un temps qui ne va jamais à la bonne vitesse, se tempère sous l’effet calmant d’une nature qui dulcifie toujours tout, s’apaisant lentement pour s'assoupir entièrement…

Lac placide de toutes émotions, mer huileuse de vibrations impassibles, ce volcan que nos pulsions ravitaillent et entretiennent fébrilement en cachette s’éteint tristement aux yeux d’un monde tétanisé par sa démence, gardant en son antre la fureur d’une lave bien trop ardente et si peu appréciée qu’il couvera sous ses cendres jusqu’à la prochaine éruption effervescente devenue autonome…

Archéologie sentimentale où l’amour et la haine en parfaits jumeaux et fidèles extrêmes si proches, ne peuvent que se partager la virulence de besoins bien trop profondément enracinés en notre essence, la violence de manifestations bien trop contradictoires amarrées à la quintessence de nos appétits nécessaires tant revendiqués, tant controversés…

Ne peut rester alors que le pondéré d’un calme tant prétendu enfin revenu, un non ressenti qu’il faut absolument vivre… de la passivité qui laisse l’ébullition nidifier et incuber en toute liberté loin… très loin au fond de nous… très loin, loin des regards… La nature revêt son habit de verdure et de sérénité absolue…

Tout rentre dans « l’ordre »…

12-12-2002 (oh ben y en a des 2 là dedans...)
Bon anniversaire Callem !!

dimanche 1 juillet 2007

Coupable


Comment ne pas affreusement culpabiliser face à l’excessivité et l’aberration de ces sentiments si violents que l’on sait, que l’on croit, que l’on espère, que l’on veut si sincères, honnêtes et loyaux ?

Et plus loyal que l’amour qu’existe-t-il ?

Toutefois, plus on aime et moins on veut partager… moins on ne laisse de liberté… plus on enferme les autres et soi même…plus on récuse… plus on devient égoïste et puant d’immondice caractériel, refusant jusqu’à l’éventualité même d’une fausse note de la part de notre intégrité émotionnelle dans cette potentialité là…

J’aime, je ne peux donc pas faire de mal…

Et pourtant…

La personne tant aimée ne lui veut on pas son bonheur dit on ? Même si celui-ci ne revêt pas nos traits ? Par cet amour si farceur qui nous oblige, bouffon grotesque d’injustice, à laisser de la place pour s’unir entre adversaires de sentiment à aimer l’être cher, ne doit on pas accepter le partage ?

Paradoxe…et cruel dilemme…

Laisser partir dans les bras ennemis, ne serait-ce que partiellement, la lumière de nos hantises, le feu de nos veines, le veilleur de nos terreurs… quelle idée insupportable, insoutenable d’injustice, intolérable d’iniquité face à tant de dévotion jamais remise en doute…

Et pourtant… n’est-ce pas là, la plus parfaite preuve du sentiment… ? N’est-ce pas là, la plus grandiose manifestation d’amour ? Aimer non pas pour voir partir cet être unique, mais pour le laisser avancer sans les béquilles que l’on voudrait être… même pour le vivre plus fort, même pour être plus près et sentir mieux encore cet indispensable parfum de nos jours… ne pas le blesser pour mieux le soigner ensuite…l’accompagner… encore et toujours…ne pas s’aimer par lui mais l’aimer par soi…

Et bien qu’il n’y ait rien de plus égoïste, d’hypocrite et d’égocentrique que de se croire la seule personne responsable du bonheur de son amour c’est avec cette ferveur là que l’homme fonde son sentiment…Persuadé et encouragé par la conviction que la pureté de son émotion incontestablement inattaquable et irréfutablement criante de réalité sincère ne peut être dans le faux…

Il ne récupère alors que les poussières des échanges silencieux et mutilés qu’il aura si farouchement muselés… que l’être si ardemment aimé ne lui donnera pas de son fait, ne le lui accordera pas pour autant… quelle satisfaction…

Mais il reste l’heureux propriétaire du tas de cendres qu’il a généré… tout va bien…

Qui a dit qu’il était facile d’aimer… ?

Qui a dit que parce que je t’aime je deviens ta raison de vivre ? Ton essence ? Qui a dit que t’aimer fera de moi la raison, la provenance, l’origine, la cause, l’unique source de tes joies, de tes sensations…

C’est plus de la fusion là… c’est de la fonte…

Aimer, c’est tout donner… même la liberté d’aimer quelqu’un d’autre… et ne prendre que ce qui est offert…Aimer, ça paraît parfois bien cynique de despotisme, d’inégalité, d’injustice et pourtant si sincère de paradoxale et invraisemblable répartitif partage…



28.11.02 (non ce ne sont pas les chiffres du loto)

jeudi 28 juin 2007

3’28 x2

Attablé à un bar en sirotant un café en cette fin d’après-midi de printemps, je regarde les rayons du soleil se promener sur les toits et les cimes de la ville.

L’ambiance avec mon imagination aidant a quelque chose de feutrée, d’intemporelle… je suis téléporté ailleurs tout en restant là bien ancré…

La télé du bar a la bonne idée de passer un tube qui a quelques années ; 7 seconds de Youssou’N Dour et Neneh Cherry. Mon voyage s’accélère. Les sens ont ce pouvoir magique, même si parfois la madeleine de Proust a des arrières gouts de moisi…

Là ce n’est pas le cas, je m’envole en trajectoire directe vers un passé incertain mais dont je garde de bons souvenirs, il semblerait… Je me retrouve petit, en banlieue parisienne, quand je passais des heures à scruter le ciel gris en guettant la moindre percée du bleu salvateur et en priant de toute la véhémence de mon imagination, déjà bien trempée, pour être happé, avalé, emporté dans le grand duvet bleu… je me suis toujours demandé pourquoi le ciel n’est pas vert. Un soleil jaune et un ciel bleu ça doit devenir vert normalement… bah non ! ça reste bleu… En fait, depuis j’ai appris que la lumière du soleil est blanche et non jaune, que dans l’air il y a de l’azote, que c’est ça qui est bleu, et que le soleil l’éclaire… (ça c’est pour ceux que le doute a subitement envahi…)

Je retrouve instantanément dans ce ciel bleu, à plus de mille bornes de celui de Paris les même repères, les mêmes couleurs, les mêmes chaleurs dans ma ville actuelle… et ça, 45 ans après mes premiers émois célestes.

La musique me propulse vers d’autres lieux, d’autres émotions… je suis plus vieux, pas de beaucoup et je drague à tout va… période féerique dans la vie d’un être humain… les premiers (faux) pas vers l’autre sur ce genre de musique sésame…des printemps, des étés… je ne sais plus lesquels…

Mes souvenirs affluent sans que j’y prenne garde. Les bons, les mauvais. Je laisse faire. La balance reste positive. Je suis toujours en émoi, c’est le principal. Je sais que dès la fin du morceau tout va se briser, invisible mur de glace qui va fondre d’un seul coup d’un seul et me rejeter sans ménagement sur la grève de la réalité… je m’accroche désespérément au moment d’intimité solitaire quasi-religieux. J’imagine que je remets la musique. La même. Mais non le charme sera rompu. Je sais que je peux les vivre sur commande ces instants. J’ai appris, il y a bien longtemps. Mais celui-là est différent… particulier… il est venu à moi de lui-même… tout seul… c’est ce qui m’émeut par-dessus tout.

Même le ballet chaotique et asynchrone des voitures me réjouit. Elles sont belles avec leur poussière dégradante et leur couleur douteuse. Je ne vois pas les gens, ils sont bien là pourtant, je le sais, je sais même avec exactitude où mais je ne les vois pas…je ne veux pas…les voitures… encore… ces genres d’engins qui permettent de vous transbahuter d’un endroit à un autre en quelques minutes, des engins qui flirtent avec le temps sans jamais attirer la moindre de ses attentions… une ambulance…. C’est beau une ambulance un après-midi de printemps à la lueur des rayons obliques… ça fait moins ambulance… ça fait véhicule-espoir… Rien à voir avec une ambulance un matin d’hiver pluvieux… quelle que soit l’oblique des rayons… la personne dedans va déjà mieux si elle peut voir le ciel bleu ouvert sur l’infini plutôt qu’un ciel gris fermé sur le sol bétonné…

La télé a décidé de prolonger mon voyager… « sing » du groupe Travis… trois minutes vingt-huit de bonheur supplémentaire… du bonheur totalement gratos… qui peut se vanter ? qui peut se vanter de regarder une boite aux lettres jaune citron (c’est laid) et de la trouver superbe ? et ces bâtiments tout gris, qui se fardent des beiges, roses pâles et autres camaïeux du même ton que le soleil dépose en effleurements sensuels et timides…je le contemple dans son œuvre le maitre accompli…

Non y a pas à dire, quand il s’y met, le soleil repeint le monde… et mes pensées…

lundi 26 mars 2007

28 – Révolution

Pourquoi est-ce donc si utopique ? Qu’est-ce qui inquiète donc tant ce monde ?

Des règles sont établies par on ne sait qui, on ne sait quoi, pour des raisons pas même empreintes de métaphysique, pas même invoquées d’un existentiel contesté et auxquelles pourtant personne ne déroge. Des règles qu’aucun homme ne comprend, ne déchiffre, ne cautionne mais que tous les êtres appliquent tutorialement, y mettant parfois et souvent toute leur fervente croyance païenne…

Pourtant ce monde ne manque pas de rebelles ou autres révolutionnaires, farouches gardiens défenseurs de la pensée bafouée si odieusement mystifiée, tout prêts à se battre pour telle ou telle cause aussi désespérée ou humanitaire soit elle, recevable, acquise ou perdue d’avance…

Cependant aucune émeute pour changer le cours des choses n’est en vue, aucun conflit pour dénoncer ce stoïcisme atone, aucun ersatz de rassemblement, pas même une simulation de sédition pour arrêter cette amorphique béatification d’un fictif bien être que l’on espère tous les jour ou que l’on pense avoir trouvé parfois...

Pourquoi donc une telle rigidité ? Pourquoi cette immuabilité qui nous empêche de regarder en arrière pour faire face à nos échecs et pouvoir les affronter…

Quelle est donc cette peur qui pousse les êtres à s’ignorer, à refuser leurs blessures pour ne garder que des plaies suintantes, éternels souffrants incurables, condamnés à chercher irrémédiablement une chimérique assistance, mythique soutien qui ne vient jamais ou que bien trop tard…

Pourquoi ne sommes nous pas capables de donner et recevoir sans cette perpétuelle crainte du revers, comme si tout don devait indubitablement se solder par déception, amertume et rancoeur… N’y a-t-il donc pas possibilité d’envisager autrement le relationnel, est-ce donc inéluctable ?

Et se vautrer abjectement dans la suffisance de ce que l’on ne peut avoir, de ce que l’on pense ne pas avoir droit… se cantonner dans le facile en apparence bien acquis et se détourner de la difficulté au visage si peu avenant et pourtant pas si inaccessible… encore faut-il le vouloir… un peu…

Qui a dit que les rêves ne sont pas faits pour se réaliser… ?

mercredi 22 novembre 2006

Sur les routes du temps…

Je l’ai d’abord entendue…. Puis, je l’ai vue… là… à quelques pas de moi… sa voix était claire, mélodieuse, vive, sure… pas la moindre trace du chevrotement de l’âge. Elle m’a plue instantanément… elle m’a conquise…

Je l’ai immédiatement aimée… de cet amour qui donne tant sans rien demandé en échange… cet amour parfaitement brut et pur… le sentiment personnifié… non pas l’attirance charnelle… non… l’émotion… la perception qui pousse parfois les hommes à se rapprocher à la première seconde…

Elle était belle… pas seulement de mon point de vue… non… de cette beauté indéniable que seule la marque du temps peut laisser sur l’humain qui ne le fuit pas… elle était belle d’expériences, d’épreuves, de joies, de peines, de souffrances, de plaisirs… si fragile et si forte à la fois… sa peau translucide souvenir d’un passé bien chargé l’ayant affaiblie, son regard bleu pur si clair, témoin d’un futur encore bien radieux… je lui ai sourit… manifestation timide silencieuse et affirmée de mon inclination… Elle a compris… et m’a répondu…

Elle, la presque octogénaire a béni mon futur de ce simple mouvement… et l’espace de ce sourire, nous nous sommes trouvées, retrouvées, comprises et les 50 ans de différence n’y ont rien changé… elle a fait un pas vers mes 30 ans j’en ai fait un vers ses 80… et pas d’hésitation… ni d’elle… ni de moi…

Il est des personnes qui en un regard comprennent vos doutes, vos incertitudes et les balayent d’un sourire… en quelques secondes, ils répondent à des questions que certains mettront toute une vie à ne jamais se poser, se contentant d’en frôler le malaise sans jamais rien pouvoir identifier…

Je ne la connais pas… elle non plus… on ne se reverra sûrement jamais … et pourtant, je sais que je ne l’oublierai plus…

Je vous le dis Madame… vous êtes radieuse de vie…

Merci… merci de m’avoir regardée…

dimanche 22 octobre 2006

Neverope

Les vallées à l’horizon infini semblaient appeler la tristesse à se taire…

Le coton prairial murmurait l’invitation au bonheur tant espéré,

Les bleus lactés d’ors promettaient tant de vie à ces souffles au large échoués…


A la vérité, ils n’appelaient qu’à s’y camoufler, à y trouver un repère…

La blancheur des nues, le bleu des étoiles, le pamplemousse astral

Tout n’était que camouflage, artifice, splendide carnaval d’un fumiste étal…


Subrepticement, la douceur s’en est allée racoler lâchement la malveillance,

Furtivement, sourires candides ont mué en rictus au goût amer de nonchalance…

Les silences assourdissants ont empli les lieux vides de nos vies désunies,

Les plaintes muettes ont pris le masque d’une oisive apparence d’accalmie…


Ne pas dire, ne pas montrer, ne pas lâcher…

Ne pas faillir, ne pas faiblir, ne pas gâcher…

Ne pas tomber, ne pas trébucher, ne pas fauter…


Rester fier, fidèle, debout, fort, immuable,

Rester digne, noble, indépendant, majestueux,

Être irréprochable, seigneur et altesse…


Ne pas décevoir… Personne… Jamais…

Ne pas amener les regards sur soi… Jamais…

Ne pas vivre... Juste survivre... Jamais

samedi 19 août 2006

So far Away, From...

So far Away, From...

Un espoir, fragile, tangible, lointain, que l’on effleure du bout des mains…
Un besoin, subtile, sournois, murmure inaudible et subliminal de l’intime armure…
Un chemin, rassurant, engageant, tracé aguichant aux promesses frelatées de desseins inavoués…
Un objectif, le temps d’une vie, le long d’une vie, avant, après, mais surtout pendant…

La marche des missionnaires prosélytes du message dogmatique,
Pavée de pétales de sueur, de sang, de peur, d’amertume
S'hypothèque immuablement dans la créance universelle
Fière et digne d’honorer une dette qu’elle n’a jamais contracté…

Epouvantails de chair du magicien Ag2Au,
Enfants égalitaires d’une marne féconde de bessons épongés de toute autonomie,
Allaités au sein unique de l’uniformité approuvée, voire suppliée !
Qui sait ce qui pourrait advenir si nous étions capables de voler libres,
D’aller seuls où, quand et comme nous le soupirerions ?

Qui sait si nous n’aurions pas la vue grotesque et déraisonnable de ne plus vouloir
De cette becquée infâme qui ruine nos rêves, annihile nos songes, abolit nos âmes…
Qui sait si nous ne refuserions pas de faire un pas de plus
Vers ce génocide dont nous signons l'harmonie par notre naissance…

Qui sait… peut-être nous muterions nous en êtres libres et émancipés
En hommes définitivement affranchis et absolus…
Mais qui de nous a le plus peur ?
Le maître ou l’esclave… ?

jeudi 23 février 2006

Kesketudila...

"Dans notre parti politique,
nous accomplissons ce que nous promettons.
Seuls les imbéciles peuvent encore croire que
nous ne lutterons pas contre la corruption.
Parce qu'il est une évidence pour nous,
l'honnêteté et la transparence sont fondamentales pour atteindre nos idéaux.
Nous démontrerons que vous pouvez dès maintenant cesser de croire que
les mafias continueront à faire partie du gouvernement, comme par le passé.
Nous assurons sans l'ombre d'un doute, que
la justice sociale et l'équité seront le but principal de notre mandat
même s'il y a encore des gens bien naïfs qui s'imaginent que
l'on puisse continuer à gouverner
avec les vieilles russe d'une politique avariée
Quand nous assumerons les pouvoir, nous ferons tout pour que
soit mis fin aux situations privilégiées et aux trafics d'influences
nous ne permettrons en aucune façon que
nos enfants meurent de faim
nous accomplirons nos projets même si
les réserves économiques se vident complètement
nous exercerons cette politique là jusqu'à ce que
chacun entérine qu'à partir de maintenant
nous sommes le parti de la "Nouvelle Politique"!
Texte à lire de haut en bas ET ENSUITE de bas en haut...