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mardi 23 août 2011

Asphodèle...

Je vous annonçais il y a peu la mort de mon Popoyon... J'ai décidé (grâce à Baboune que je ne remercierai jamais assez) de reprendre un petit chien... Je ne voulais pas faire de comparaison avec la Popoyonure donc mon choix s'est orienté vers une chienne d'une race totalement différente... J'ai d'abord opté pour un Pékinoche moche, une mochette à la vérité, mais la transaction a été annulée la veille...

C'est donc en faisant de nouvelles recherches que j'ai découvert ma petite pierre précieuse... L’épagneul japonais... Késako ce truc ?? Et c'est à Chartres que nous avons fixé le RDV avec la propriétaire... Ainsi le 24 Juin dernier je prenais possession de celle qui est vite devenue ma petite folie douce... Je vous présente Asphodèle, ma petite fleur, un amour de chienne, complètement délire, pleine de vie et d'amour à donner... En 2 mois j'en suis devenue complètement folle (et réciproquement), sa toute petite taille (1,7kg) me permet de l'emmener partout avec moi, et ça tombe très bien...


dimanche 22 mai 2011

Babail mon Popoyon...



Entre deux sanglots désespérés, il m'a offert son dernier souffle, samedi à 1.00...
Apogée de son abandon, ultime partage et ultime cadeau de cette petite boule poilue que j'avais nommée Papillon...




vendredi 24 décembre 2010

Srebrenitsa Paquinou...



Tu trouvais mes mots forts & beaux, ma folie drôle, juste & créative... Alors pourquoi je ne trouve ni mot, ni folie aujourd'hui pour exprimer une tristesse bien banale face à cette vie, car c'est ainsi que je veux nommer ton départ, qui a eu raison de tes forces ??
Coucher sur le marbre de l'internet l'épitaphe d'un au revoir par delà le banal pour immortaliser ce discret sourire aux yeux... Silencieux... Empli de richesses, de partage, d'immense humanité... Par delà les mots parfois si impuissants, la pensée la plus violente du regret...
Par delà l'irrémédiable réalité, te montrer à ceux qui ne t'ont pas croisé, te rendre un peu à ceux qui te pleurent...
Paquinou,
C'est sans hésitation que tu avais accepté mon invitation à offrir ta voix, tes émotions et ta générosité pour redonner vie l'espace de quelques minutes à Malik, souvenir douloureux d'une amitié regrettée d'un des nôtres... A mon tour, je dépose ici ce morceau inaltérable de toi, fusion pure des pensées d'un de tes amis doublement attristé aujourd'hui, d'un être cher disparu dans l'horreur que tu condamnais et d'un ami qui vient de s'éclipser si discrètement...


(1000 excuses pour le msg de pub du logiciel qui disparaitra demain)
A toi, Paquinou...


jeudi 27 mai 2010

Pierre de Brouillard...



La Porte du Brouillard - Rémi Dujat

Le brouillard qui accompagne notre premier cri est de ceux qui se dissipent dès les première lueurs de notre aube, quelques minutes suffisent...
Le brouillard qui accompagne notre chemin existentiel, où qu'il aille, quel qu'en soit sa durée, est de ceux qui nous entourent de leurs volutes parfois rassurantes, parfois angoissantes, mais toujours caressantes...
Le brouillard de notre crépuscule est de ceux qui se constellent d'étoiles plus ou moins filantes mais bien souvent sans réponse... Et devant la porte de tous les secrets, la terreur de savoir l'enfin fait reculer d'un pas inutile... Cet ultime que la vie nous force à faire pour aller par delà...
Le brouillard de notre nuit est celui vers lequel on court à reculons de toute la force de nos espoirs, qu'ils soient peureux ou téméraires, où nous redevenons ce que nous n'étions pas... Si l'homme est égal un jour dans sa vie, c'est ce jour là...

A toi
Pierre Privat,
qui a passé ta vie à guider
ceux pour qui ces brouillards
n'étaient que ténèbres...


samedi 17 avril 2010

L'humour resistant...




"Du fond du lit dont vous ne pouvez plus bouger, par la voix d’Anise Postel-Vinay, par cette opérette que vous nous léguez, par vos cent années de souvenirs et d’Histoire, par les douleurs, les souffrances que nous ne pouvons qu’envisager approximativement, par les espoirs de joies excipées puis vécues, par ce passé présent jusqu’à demain, vous faites de nous des êtres vivants… par le vivant qui est en moi, par cet héritage gracieux et inestimable, par le besoin reptilien de mon âme, par l’amour sans concept des battements de mon cœur, je me souviens de vous aujourd’hui Madame, je me rappellerai demain qu’il ne faut pas oublier hier… et à mon tour, je donnerai… aussi longtemps que possible… jusqu’à toujours… Merci d’être si… exceptionnelle…"
C'est ainsi que j'avais commencé mon hommage à Germaine Tillion alors qu'elle était encore vivante (un an en fait, avant qu'elle ne fasse de nous d'éternels orphelins)...
Je n'ai pas pour habitude de ressortir du grenier de ce blog de vieux posts, c'est pourquoi je ne prends qu'un passage de ce que j'ai déjà écrit, mais si je reviens aujourd'hui avec ce même profond sentiment pour cette immense dame, c'est suite à un commentaire fait cet après midi à son sujet par Etienne Moulron, que je vous encourage à aller lire et pourquoi pas de vous promener sur les divers liens qu'il propose...
"Il y a des marées dans les affaires des hommes", disait Shakespeare... j'aime énormément cette citation, car elle reflète à merveille le remous qui agite en permanence nos vies, mais aussi la faculté que l'on peut, ou pas, avoir face aux situations et aux décisions à prendre... A une époque où ces décisions me paraissent insupportables de manque d'humanité, dans une société qui rivalise de Lapins Crétins, pour nous rappeler combien nous oublions vite ce que l'histoire nous enseigne inlassablement, il subsiste, heureusement des petites perles de lumière qui continuent de briller et de faire vibrer l'aura de ces êtres exceptionnels, comme le fut Germaine Tillion, que nous avons (eu) la chance de croiser et qui eux, ont su surfer sur les grandes marées, même en mer fermée...
A Germaine... Merci Etienne !!


mercredi 12 août 2009

Manège désenchanté...



Si ça continue, ce blog va se reconvertir en necroblog... Fait pas bon de faire partie de mon entourage proche ces derniers temps...
A peine une semaine après Fredo, c'est au tour de Rob de prendre cette porte dérobée (pas tant que ça en fait) pour aller au pays dont personne ne revient...
J'entends souvent les gens qui ont des animaux, dire quand ils meurent "c'est fini, j'en veux plus, ça fait trop de peine quand on les perd"... Suis assez d'accord... je ne veux plus d'amis, ça fait trop de peine quand on les perd !! à la Fight Club, des amis à usage unique... ouais...
Une chose est sure, la faucheuse ne prend pas de vacances cette année... ou alors c'était juillet et elle est revenue "pêchue" un max...
Au plus british de tous les juifs que j'ai connus...

Rob Seymour...


samedi 8 août 2009

Fredo, fêtard, c'est trop tôt...



trop tôt pour partir ça c'est sur, trop tôt pour mourir c'est toujours le pire...
trop tard pour d'autres rires, c'est dur... trop tard pour tout se dire, pour ça faut vivre...
trop tôt pour déjà te pleurer, même si tu étais l'ainé, à 30 ans on n'a encore rien fait...
trop tard pour recommencer ce qui a raté, trop tard même pour continuer...
trop tôt encore et toujours pour comprendre ce qui t'est arrivé...
trop tard... 3 mois après, incrédule devant cette brutale fatalité...
trop tôt pour parler de toi au passé, demain est pourtant terminé...
trop tard pour tant de choses que je ne pourrais énumérer...
trop tôt pour la seule que je veux hurler... trop tôt pour mourir Fredo...

A Frederic Moreau...

vendredi 26 juin 2009

So Far Away Farrah...


Un très joli prénom pour une actrice qui se faisait très discrète, surtout ces dernières années... J'avoue que je n'étais pas vraiment au courant de son état de santé... faut dire que les pages et magasines people ce n'est pas trop trop mon truc... Mais Farrah Fawcet fait partie de ces stars que l'on connait par leurs prestations et non par leur présence aux mondanités... C'est donc post-mortem que j'apprends qu'elle avait accepté de faire partie d'une sorte de "programme" qui visait à la filmer dans tous les moments difficiles de sa lutte contre le cancer... Contrairement à Jane Goudy, elle ne s'est pas affichée et n'a pas souhaité que ces derniers jours soient filmés, encore moins pour de l'argent...
Si cette disparition (à 62 ans) me touche c'est encore une fois pour le coté discret de cette personne, qui selon ses amis et proches ne tarrissent pas d'éloges, sur une femme d'une extrême gentillesse... cinématographiquement parlant, sa carrière n'est pas la plus impressionnante, cette Drole de Dame n'a tourné que 29 épisodes (je crois) dans les années 70-80 et a quitté l'équipe pour ne pas faire d'ombre à son mari de l'époque, un certain Lee Major (l'Homme qui valait 3 milliards, ou qui tombe à pic) mais beaucoup de téléfilms... une véritable actrice du petit écran... Discrète même dans le dernier voyage puisqu'il est occulté par celui du Roi de la Pop, bien sur Michael Jacskon... mais là, je n'ai pas envie de poster...
J'ai choisi cette vidéo sur Utub...




dimanche 14 juin 2009

Cherokee Morning Song...



C'est franchement super agréable d'avoir des échanges avec des personnes qui en plus de leurs centres d'intérêt, ont les mêmes que vous, ou au moins s'y arrêtent, le temps de vous offrir des attentions très sympa et fort appréciables... Alors tout d'abord un petit clip de chant Amérindien... et juste après, un clip du Boss, résultat d'un jeu sur un autre site... Thx again Tweeter !!

Clip




jeudi 7 mai 2009

Le trapèze de Bashung...

Ce trapèze là a de furieux accents de Wim Wenders... 3ème single de l'album "Bleu Pétrole" que Bashung nous a laissé comme un ultime héritage de cette société qui l'a tant inspiré... et pour cause !! c'est qu'il y a de quoi faire !!
Outre le fait que la mélodie et le texte sont une fois de plus, et à son image, bien sentis, il y a ce petit quelque chose en plus du fait qu'il est indéxé de ce moins...
En voilà un qui savait parler de la crise sans jamais avoir connu celle de l'inspiration pour notre plaisir, amateurs de mélodies à la voix trainante et aux accents d'horizons lointains...
Sail away Mister Bashung... and have fun !!
Trapèze mars 2009

mercredi 15 avril 2009

Le chant des partisants




il s'est éteint avant-hier, mardi 14 avril, dix jours à peine avant son anniversaire, à l'aube de ses 91 ans, ce roi aux plusieurs royaumes, né le 23 avril 1918, à Paris...
Tombé dans le chaudron du verbe dès l'enfance par sa filiation, ce petit neveu du poète Charles Cros et neveu de Joseph Kessel n'a rien à envier à ces illustres ancètres. Il enchaine et accumule les titres honorifiques, les citations, les postes, les casquettes et surtout les actions humanistes...
L'humaniste sera co-auteur du chant des maquisards contre les nazis. Il participe à la résistance pendant la seconde guerre mondiale. Évadé de France en 1942, il traverse clandestinement l’Espagne et le Portugal pour s’engager dans les rangs de la France libre, à Londres. Aide de camp du général d’Astier de La Vigerie, puis attaché au poste « Honneur et Patrie ». Chargé de mission pour le commissariat à l’Intérieur et à l’Information. Correspondant de guerre auprès des armées françaises et alliées jusqu’à la fin des hostilités.
Coté littéraire il est Secrétaire perpétuel de l'Académie Française où il succède à Georges Duhamel, prix Goncourt en 1948 pour son roman Les Grandes Familles et obtiendra 3 autres prix durant sa carrière.
Membre associé de l’Académie du Royaume du Maroc (1980), de l’Académie d’Athènes (1981), de l’Académie brésilienne des Lettres (1995), de l’Académie roumaine (1996), de l'Académie des Sciences de Russie (2006), docteur honoris causa de l’université York (Ontario), de Boston University, de l'université de Tirana (Albanie).
En politique, il est Ministre des Affaires culturelles (1973-1974), Député de Paris (1978-1981), Délégué à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et à l’Assemblée de l’Union de l’Europe occidentale (1978-1981) puis Député à l’Assemblée des Communautés européennes (1979-1980).





l'adage qui dit qu'un vieillard qui meurt c'est une bibliothèque qui disparait, prend là toute l'ampleur de sa signification !!


Paroles du Chant des Partisans
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme.
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.

Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau: dynamite...

C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rèves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève...

Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place.
Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute...

Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?

Le clip pour ceux qui ne connaissent pas

vendredi 16 janvier 2009

Nécroloblog...


Si ça continue ainsi c'est ce que va devenir ce blog... un espace d'annonce hebdo du décès de personnalités... pffff
Une fois encore c'est un mythe qui est parti ces derniers jours...
Patrick McGoohan s'est échappé de sa prison et a définitivement quitté son dossard de number 6 mardi 14... il avait 81 ans...
John Hurt disait dans Elephant Man "Non je ne suis pas un animal !!"
Patrick McGoohan, lui, disait "Je ne suis pas un numéro, je suis un homme libre!!"
Libre il l'est, j'en suis sure...
Et un p'tit clip années 90, de la BA du Prisonnier, version remixée, que j'aime particulièrement...


lundi 12 janvier 2009

Mazel Tov...



Découvrez Charlie Winston!



Un pachiderme et une ombre du paysage cinématographique en moins... Claude Berri a rejoint sa femme, ou je ne sais qui/quoi, aujourd'hui, des suites d'un accident vasculaire cérébral... Et Georges Cravenne, décédé lui aussi samedi... week-end meurtrier pour le cinéma français...
Sans être particulièrement fan, on ne peut rester totalement insensible au cinéma de ce scénariste/réalisateur/producteur et acteur du cinéma populaire français... sa filmo sans être de celles que j'emmènerais sur une ile déserte reste plus que honorable... j'en retiens en tant que scénariste "Le fou de guerre", que réalisateur "Tachao Pantin" et même "Germinal"...

Quant à Georges Cravennes c'est à lui que nous devons la célèbre cérémonie des César... Après avoir fondé l'Académie et Art & Techniques du cinéma en 1975, il crée en 1976 cette institution qui perdure depuis...

samedi 27 septembre 2008

Petit post pour Grand Homme






Eh oui, mon post, aussi sincère et "complet" pourra t'il être, n'en restera pas moins petit face à celui à qui je le dédie...
Avec une soixantaine de films à son actif d'acteur, une petite dizaine en tant que réalisateur et/ou producteur, Paul Newman est connu de toutes les générations !!
Ce que l'on sait moins c'est sa vie privée, ce fils d'un père juif allemand et d'une mère catholique hongroise a fait la guerre du pacifique, où il fut blessé... Un grand dommage pour celui qui rêvait de devenir sportif, la course automobile étant sa véritable passion (co-propriétaire de l'écurie Newman/Haas/Lanigan Racing) et tant mieux pour nous, sombres égoïstes, car c'est ainsi qu'il devient l'acteur que nombreux ne cesseront d'encenser, et ce n'est qu'un juste retour des choses...
Paul Newman c'est pour moi, le relai entre les films de Gary Grant, Gary Cooper et John "Vayne" dont raffolait tant Margote... le frère de Redford et Eastwood. Une génération qui a offert du bonheur en barre à plusieurs générations. Mais c'est aussi une fraterie cinématographique qui ne cesse de briller, de faire passer des messages audibles au silence, de tolérance, de partage, de solidarité sans attendre de reconnaissance, juste la compréhension et l'action... Là se niche le veritable don, l'art véritable...
Je ne vais pas revenir sur sa filmo, même s'il a tourné avec les plus grands réalisateurs, acteurs et actrices, tout le monde a vu au moins un film joué par Paul Newman, par contre je m'attarderai sur ces fameux messages silencieux si porteurs... homme de gauche dans l'âme, il passe l'autre partie de sa vie, celle qui n'est pas phagocytée par son métier et sa famille, à apporter son soutien à la cause des enfants... Il crée une marque de produits alimentaires bio, dont les bénéfices sont entièrement reversés à diverses associations caritatives. Il crée la Newman's own foundation, il s'investit aussi dans la lutte contre la prise de drogues et d'alcool, organise des camps pour les enfants atteints de cancer...
Et le cancer, c'est lui son dernier partenaire, sur un tournage sans prises multiples, qui lui vole la vedette, puisqu'il est décédé samedi, à 83 ans, d'un cancer des poumons... Il avait annoncé la fin de sa carrière cinématographique en 2007... L'homme est mort mais son œuvre restera... ces êtres qui partagent nos vies sans en faire partie, et inversement...


J'en profite pour faire un autre hommage plus discret, au réalisateur Sydney Pollack, décédé lui aussi cette année, à 73 ans d'un cancer (au mois de mai) et qui n'est autre que le réalisateur des énormissimes "Les 3 jours du Condor", "On achève bien les chevaux", "Tootsie" et bien d'autres... Là aussi, acteur, réalisateur et Producteur, dont la "muse" n'est autre q'un certain... Harrison Ford, une collaboration qui débute en 1964 et cinq films...

dimanche 10 août 2008

L'écrivain dissident



Découvrez Deep Forest!



il y a un peu plus d’un an, l’écrivain russe, qui s’est éteint à 89 ans, a reçu titre d’«historien majeur» des mains de Vladimir Poutine. Mais peu lui chaut ce prestigieux Prix d’Etat à celui qui a connu l’enfer des camps soviétiques pendant huit ans. «L’archipel du goulag», paru en français en 1974, a mis un terme aux illusions de nombre d’intellectuels. Dans un langage cru, précis, et ironique aussi Soljenistyne dénonçait le «déclin du courage» dans la couche intellectuelle dominante et il aura passé sa vie à mettre en lumière la vérité la plus intime du communisme, un demi-siècle d’illusions entretenues à grand renfort de cécité, à faire frémir dans les rangs sagement ordonnés des thuriféraires de l’expérience communiste.

Sans doute parce que pour l’ancien zek (détenu) au delà de son horreur personnelle il était impossible de laisser d'hypothétiques lendemains qui chantent se substituer aux cris des martyrs de la révolution. Il y a pourtant cru à ce rêve-là. Malgré sa culture orthodoxe, distillée par une mère issue d’un milieu aisé, il adhère très vite à la jeunesse communiste. C’est au nom de cet idéal qu’en 1941, il part se battre contre les armées hitlériennes. Ce qui n’empêche pas les doutes sur les stratégies adoptées.
Aujourd’hui encore, on ignore ce qui lui a valu précisément sa disgrâce. Est-ce pour avoir désigné Staline sous le sobriquet de «caïd» dans une lettre adressée à son ami «Koka»? Ou pour ses reproches au petit père des peuples, coupable selon lui de ne pas avoir trouvé un compromis avec Hitler afin d’éviter la guerre? Toujours est-il qu’en juillet 1945, il est condamné comme «traître» à huit ans de camp de travail et de redressement.
C'est dans ses livres qu'il relatera la misère concentrationnaire, «l’atroce qui naît de la grisaille méthodique des semaines» puis l’exil au Kazakhstan.
En 1962, il croit voir le bout du tunnel quand Khrouchtchev lui permet de publier officiellement "Une journée d’Ivan Denissovitch." Du fond du gouffre, sa voix s'élève, sourde et glacée. Alexandre Soljenitsyne, comme Orphée aux Enfers, est celui qui met en mots le goulag. Une journée d'Ivan Denissovitch allume à l'Ouest un grand incendie de lucidité. La barbarie stalinienne y étale sa voracité dans l'effrayante pédagogie de la banalité. Mais, surtout, en soulevant ce rideau de sang, Soljenitsyne laisse entrevoir les coulisses du soviétisme : ce n'est pas une dictature, c'est un système, concentrationnaire et exterminateur ; le goulag n'est pas un dévoiement du communisme, il en est l'essence et l'aboutissement. Et, si Staline a longtemps aiguisé la cognée abattue sur le peuple, c'est Lénine qui en tint le manche.espoir de courte durée puisque les romans suivants paraîtront exclusivement en Occident, avec le Prix Nobel de littérature en 1970.
Contraint à l’exil en 1974 à la suite de la sortie de L’archipel du goulag, il s’installe tout d’abord en Suisse puis aux Etats-Unis. Dès lors, ses prises de position politiques, parfois véhémentes, souvent réactionnaires, feront les délices de ses détracteurs. On lui reprochera aussi son «antisémitisme», son nationalisme et, plus tard, son soutien à la guerre contre la Tchétchénie.
En 1983, Alexandre Soljenitsyne déclarait à Bernard Pivot, venu l’interviewer dans sa maison du Vermont: «Bien que la situation en Union soviétique n’offre aucun signe réconfortant, j’ai en moi le sentiment, la conviction que je reviendrai vivant dans ma patrie. Et pourtant, comme vous le voyez, je ne suis pas jeune…» Six ans plus tard, la chute du Mur lui donnera raison. L’ancien dissident retrouve sa chère Russie en 1994. Malgré un accueil triomphal, il n’y sera cependant plus prophète. Ses compatriotes ont d’autres soucis, essentiellement concentrés sur le présent. A l’auteur de ces lignes, l’écrivain russe Youri Poliakov déclarait il y a deux ans: «Soljenitsyne? Ses textes ne resteront pas dans la littérature.» Là encore, c’est à l’Histoire qu’il revient d’en juger. Bâtis en pyramides, les totalitarismes se décryptent facilement et s'effondrent d'un seul coup ; organisé en labyrinthe, ou plutôt en « archipel », comme Soljenitsyne le décrit patiemment, le soviétisme égare les soupçons et dure soixante-dix ans. Car le goulag n'est pas seulement une prison, il est une gale incurable. Loin du camp, l'oppression persiste, avec ses intimidations, ses harcèlements, ses censures, jusqu'à composer un archipel intime dans le cerveau du dissident. Ainsi le communisme réalise-t-il la vision concentrationnaire de Kafka, décrivant en 1914 dans La Colonie pénitentiaire une machine à graver les sentences dans les chairs.

En 1994, il retourne triomphalement dans la nouvelle Russie, mais il a du mal à trouver sa place dans ce nouveau monde. Il exprime des vues partagées par ses compatriotes, demandant la peine de mort pour les terroristes ou approuvant l'intervention de l'armée en Tchétchénie, mais reste nostalgique. Malgré un rapprochement avec Poutine sur la fin de sa vie, il ne reconnaît plus sa Russie éternelle.

«Un être humain ressemble à une plante. Lorsqu'on l'arrache d'un lieu et qu'on le rejette au loin, cela dérange des centaines de racines minuscules et de centres nerveux», avait-il déclaré en arrivant en Occident en 1974, à l’aube de vingt années d’exil. C'est l'homme qui a dit : cessons de vivre dans le mensonge. Il dénonce le soviétisme, ses goulags, ses charniers, mais refuse de partir en exil. Alors que les Occidentaux s'attendent à ce qu'il bénisse l'Occident, il dénonce une société purement matérialiste : l'Occident ne le reconnaît plus comme le héros de la liberté.

Et son nationalisme ?
Son ambition était de rendre la mémoire à un pays devenu amnésique. La Russie d'après-demain sera ce qu'elle sera grâce à son travail. Soljenitsyne était un patriote inconditionnel. Ce n'était pas un homme abstrait, mais un homme concret, lié à sa langue, à sa terre. Les nationalistes russes le détestent : pour eux, c'est l'homme qui a mis fin à l'Union soviétique, qui a accepté que les Pays baltes et les autres Républiques quittent la Russie. Il voulait une Grande Russie, mais par la dimension spirituelle qu'elle pouvait apporter au monde.

Que restera-t-il de lui en Occident ?
L'Occident n'a pas aimé que Soljenitsyne lui dise quelques vérités. Il appartient au patrimoine russe, au patrimoine de l'humanité. Les petits Français, aujourd'hui, lisent Dostoïevski comme un auteur universel. Demain, on lira Soljenitsyne comme un auteur universel. Le goulag a été un choc : tous les morts du communisme avaient enfin un nom. Il a fait pour le communisme ce que Primo Levi a fait pour le nazisme.


mardi 22 juillet 2008

Karadzic l'heure des comptes...


Photo de l'article à lire ici

Radovan Karadzic vient d'être arrêté après 13 ans de cavale clandestine et condamné par le TPI (tribunal pénal international) de crimes contre l'humanité, crimes de guerre et génocide contre l'ex-Yougoslavie...
C'est un minimum pour les massacres qu'il a perpétré dans ce pays, décimant la mort comme des pétales de roses sanguinaires sur son passage... Ratko Mladic est lui aussi sous le coup des mêmes condamnations mais toujours en fuite...
J'ai vu Kouchner pendant le journal tv et on peut dire ce qu'on veut de ce type, j'ai personnellement aucune sympathie pour lui, mais aucune antipathie non plus, sauf quand il cumule les conneries diplomatiques, mais là il était franchement ému, sincèrement touché en parlant des souvenirs qu'il a de cette période... il m'a émue, et je me dis qu'un type qui a tant de vibrato dans la voix dus à trop d'émotion, ne peut pas être un sale type... idiot peut-être, con parfois, mais pas crade...
Je n'ai pas besoin d'avoir perdu quelqu'un dans ces saloperies de massacres à répétition qui ont eut lieu pour être écœurée par la nature de certains humains, pour être tellement peinée en pensant aux victimes et leurs familles, pour être furieuse de constater encore le manque d'action de la part de certains gouvernements et de me dire là aussi, je me répète mais qui sait à force, les choses changeront elles peut-être, que l'Homme a encore des putains de pas de chat botté à faire et c'est pas gagné... chacun sa pierre philosophale et son saint graal, moi je me dis qu'à force d'y croire, ça finira bien par arriver...
A lire aussi l'article dans le Monde

samedi 5 juillet 2008

Hey Dites...





Découvrez Moby!





ça vient d'où?
Elle m'a proposé Cavel... ne sachant absolument pas qui était cette illustre inconnue, je suis donc allée consulter Mr kicétou... et il m'a parlé d'une femme née en 1865 et morte en 1915... pour une autre Edith née plus de 10 ans après, ça me paraissait un peu light comme origine de prénom, à moins d'avoir fait une légère fixette sur le parcours de Miss Cavel... Sauf que Misse Cavel n'est autre qu'une véritable héroïne...
En effet, en 1914, elle devient un maillon important d'un "réseau d'évasion" du nord de la France vers la Hollande via Bruxelles. Des soldats blessés restent dans les hôpitaux de campagne dans le Nord de la France et les Ardennes, d'autres n'ont plus de contact avec leur unité. Ces combattants, qui n'éveillent pas l'attention des forces allemandes, sont pris en charge par la princesse Marie de Croÿ au château de Bellignies, puis conduits auprès d'Edith Cavell où ils reçoivent des vêtements, des faux papiers avant de rejoindre leurs armées. Ce travail commun, de novembre 1914 à juillet 1915, permet à deux cents personnes de s'évader de la zone d'occupation allemande. Dénoncés, les soixante-six membres du réseau sont arrêtés à partir de l'été 1915. On a accusé l'espion français Gaston Quien d'avoir dénoncé le réseau, mais il a été acquitté faute de preuves. Edith Cavell est arrêtée le 15 juillet, alors qu'elle tente de faire passer la frontière hollandaise à des soldats alliés, et incarcérée à la prison Saint-Gilles. Au cours de son interrogatoire, elle ne nie pas les faits : "j'ai pensé que c'était mon devoir de faire cela pour mon pays ", dit-elle. Une attitude qui lui vaut d'être considérée comme traître et d'être désignée comme la cause de l'effondrement du service de renseignement belge.
Edith Cavell est enfermée sous le régime d'isolement cellulaire. Les autorités allemandes feignent de céder aux pressions diplomatiques et acceptent que Maître Sadie Kirsten en assure la défense, sans que, toutefois, celui-ci ne puisse lui parler ou consulter son dossier.
Le procès du réseau, du 7 septembre au 8 octobre 1915,est conduit sous l'autorité du général Ströbel. Le procès, très médiatique, doit avoir un effet dissuasif. La peine de mort pour intelligence avec l'ennemi, est donc demandée. Le 11 octobre 1915, Edith Cavell, la comtesse Jeanne de Belleville et Louise Thuliez, une institutrice, sont condamnées à mort. Le secrétaire de la légation américaine essaie d'introduire une demande de grâce pour Edith Cavell, mais sans résultat.
Le 12 octobre 1915, à sept heures du matin, la sentence est exécutée.
Les peines de ses camarades sont commuées en travaux forcés à vie.
En Angleterre et aux Etats-Unis, dans le contexte du torpillage du Lusitania, cette exécution déchaîne une tempête de protestations. La propagande anti-germanique se met en marche, les volontaires affluent.
Après guerre, le 7 mai 1919, la dépouille d'Edith Cavell est transférée en Angleterre. Une cérémonie est organisée dans l'abbaye de Westminster. Une colonne a été érigée à Trafalgar Square (Londres), près de la National Gallery en souvenir de cette héroïne trans-nationale. Un bas relief, détruit en 1940, lui a été aussi dédié au Musée du Jeu de Paume (Paris).

Alors c'est sur, après avoir appris tout cela, le prénom edith, dans les 10 années de l'après guerre devient plus évident... Tu as donc certainement raison Edith Mottard (Ponthus), et tu le portes plus que bien ce prénom... une héroïne peut en cacher une autre... C'est quand les gens sont vivants qu'il faut leur dire qu'ils sont extraordinaires pour qu'ils le sachent et qu'ils puissent l'apprécier...Edith et Cako (photo Xian Jambou)

Pour la petite histoire, ce prénom vient du vieil anglais "ed", la richesse, et "idh", le combat, Édith évoque la fortune qui récompense ceux qui se battent. Ce vieux prénom royal britannique a fort bien traversé les siècles. En Angleterre, il fut l'un des prénoms les plus populaires au XIXe siècle et jusque vers 1930. En France, sans avoir la même diffusion, il fut en vogue de 1930 à 1960. En Allemagne également ce fut un prénom à succès au XIXe siècle et au début du XXe. Il est aujourd'hui en reflux dans ces différents pays mais garde une certaine stabilité. Sainte Édith était la fille d'Edgar le Pacifique, roi d'Angleterre.


lundi 30 juin 2008

Blachon



Parce que je l'adore, que je n'ai pas eu le temps de faire un post en fevrier et que je n'aurai pas le temps d'en faire un "sérieux" avant un bon moment... alors...









dimanche 11 mai 2008

Stalag IV-B

free music


class="new">Muehlberg sur Elbe. Sous-camp de transit à Zeithain, ouvert en octobre 1939 pour Polonais. Au 1er janvier 1945, il comptabilise 25.052 prisonniers, dont une majorité de Russes, mais aussi des américains, des anglais et des français. Dans la nuit du 23 avril 1945, les gardiens se sont enfuis à l'approche de l'Armée Rouge. Devint un camp du NKVD (НКВД) soviétique... acronyme de Narodnii Komissariat Vnoutrennikh Diél (commissariat du peuple aux affaires intérieures)
Le 08 mars 1941, IL est recensé par Paris dans ce lieu de perdition... Capitaine du 405e R.P... Le 10 mai 1940, ce régiment fait partie du groupe d'armée 2, aux ordres du Général Bourret, et un certain... colonel De Gaulle commandant des chars... Je n'ai pas d'informations sur les manœuvres qui se sont faites à cette époque et à cet endroit, je ne peux donc en dire plus...


Pendant la Grande Guerre, IL perd 2 frères, le troisième n'est jamais réapparu... "Ces enfants morts pour la France..." (2, peut-être 3 garçons de moins de 20 ans)... Lui, IL sera fait prisonnier pendant la seconde, au fin fond de ce no man's land à quelques pierogi de la Pologne, dont il reviendra en 1945... IL retrouve sa femme en région parisienne, à Lardy, devenu le nouveau berceau familial, où leurs 3 fils ont rejoint les 2 oncles... plusieurs années après, un 15 novembre, naissait leur plus grand espoir... une fille prénommée Any... à 51 ans, reconverti architecte (le monument aux morts d'Avrainville dans le 91 serait - bien noter le conditionnel là, je n'ai pas de confirmation- son oeuvre), tout redevenait possible... du moins en partie... car ce qui est perdu l'est tout autant que ce qui est gagné... encore deux infinis qui ne se rencontrent que rarement...

Ce qu'il reste du Stalag IV-B... Photos tirées d'une page dédiée à un autre prisonnier de ce camp, Paul Schuster, un américain, décédé en 2005 à 80 ans... Il y explique que dans ce camp il n'y avait pas de tortures, mais les conditions de survie étaient très pénibles, très peu de nourriture quand elle n'était pas avariée (certains parlent de vers dans la soupe), pas de couverture pour se protéger du froid etc... Il y eut une "exception", ce jeune juif, Nathan Nejman qui fut obligé de porter l'étoile jaune, ce qui était en total contradiction avec la Convention de Genève... suite à des protestations d'officiers français, la "mesure" fut suspendue... Ce n'était pas Auschwitz mais ce n'était pas Papa Schultz non plus...
Et sur ce site, on trouve des témoignages (en anglais) d'américains ayant des parents qui sont passés par ce camp, et même d'anciens prisonniers... et sur celui la (en anglais) on trouve des tonnes d'infos, des photos, liste de prisonniers etc...
Aux cotés de MON Héros inconnu, il y a eu Claude Simon, Jean-Louis Merle (père de Pierre) qui fut déplacé au IV-C ensuite, Yves Floch (le peintre breton), Eugraph Evgrafovitch Kovalevsky futur Mgr Jean, qui dira l'une des plus grandes aberrations qu'il m'ait été données de lire même pour un homme de foi: "Les années de captivité sont parmi les plus belles de ma vie. Vie de monastère et possibilité de contemplation. Aucun souci, nourri, logé, entouré de camaraderie, des heures de paix, car il est facile pour moi de m'abstraire dans une baraque. Quand on est deux cents, on est seul." Le père Eugraph passera volontairement au camp de prisonniers russes soviétiques plus durement traités par les Allemands. Il sera libéré le 13 octobre 1943. Dixit une page qui lui est dédiée... Pas étonnant que l'église soit en déficit !!

Autre histoire perso ici
Puis une autre là
à Émile P. un héros, en plus d'être le mien...
à
Paul Schuster...
et aux prisonniers du Stalag 4B...

samedi 10 mai 2008

« Ah, on est bien ! Hein, Tintin ? »


Je ne l’aimais pas vraiment… à vrai dire je ne l’aimais pas trop du tout… et le pire, c’est que je n’ai pas de raisons, valables ou pas pour justifier ce sentiment… c’est un fait… Pascal Sevran est décédé vendredi 09 d’un cancer des poumons, à l’âge de 62 ans…

Eh bien contre toute attente ça me fait quelque chose… ce n’est ni de la peine, ni de la tristesse… nan, c’est autre chose… un pincement peut-être…

Sevran c’était l’IDOLE de ma Margote… tous les jours quand j’allais la voir après l’école, elle me parlait de ces chanteurs d’un autre temps (d’un autre monde même parfois… Et vas-y Georgette Plana… mouarf…) dont les legs universels étaient repris en chœur par les petites trouvailles du sieur Sevran… « Et en plus ils dansent bien, ils ont le sens du rythme… bla bla bla ». Margote ne tarissait pas d’éloges sur ce qui me paraissait être de l’inconcevable… moi j’étais en pleine révolution zik boom boom version pacemaker, pendant qu’elle me parlait bals musette, accordéons et valse… quand ce n’était pas charleston… quoi que… ça, je trouve ça sympa… de là à dire que je vais m’y mettre, il y a quand même un gouffre…

« Et que ce présentateur, il a tout pour lui, « bien éduqué », cultivé, toujours bien « arrangé » et très délicat… » pouahhhh !!!!

Le plus important… c’est que ça lui plaisait à Margote… c’est ça qui compte par dessus tout… je devais prévoir mes horaires de visites pour ne pas la déranger pendant l’émission sacrée… en même temps ça m’arrangeait bien, car les rares fois où j’ai buggé et suis arrivée trop tôt, j’ai du me taper l’émission… et faire semblant de m’y intéresser en plus… ça ressemblait à rien sauf à tout… des gens aux fringues couleur barbe-à-papa, assis à des pseudo tables de café-théâtre, sirotant de l’eau colorée genre cocktail de l’autre monde, en pamoison devant les figurants ou vedettes post-modernes-néo-contemporains piaffant et hululant des airs qui auraient pu faire changer le sens de rotation de la planète… Mais ça lui plaisait… c’est ça qui compte… Je n’ai pas poussé le vice jusqu’à regarder l’émission après son départ… mais aujourd’hui, j’ai une pensée plus forte encore pour elle…