samedi 30 août 2008

Cocorico death...



Découvrez Black Attack!



10 soldats français sont récemment morts en Afghanistan... Dès l'annonce de l'horrible nouvelle, la population française s'émeut et s'associe à la douleur des familles de ces jeunes hommes de 20 ans terrassés à l'aube de leur vie... sans vouloir diminuer cette douleur, loin s'en faut quand on sait à quel point la perte que ce soit de mort connement dénommée naturelle ou tout aussi connement dite par accident reste une des épreuves les plus insupportables qui soient, je m'associe avec autant de ferveur à la souffrance des familles de ces 90 civils qui sont tombés sous le dernier bombardement américain à l'Ouest de l'Afghanistan... Le chauvinisme français serait il à ce point exacerbé pour que l'on oublie que dans ce conflit, les morts se comptent des deux cotés, que la mort n'a ni couleur ni frontière mais la même odeur infâme? Une fois encore, tout comme pour le conflit en Georgie, les médias ont misé sur un pathos navrant profitant de la faiblesse populaire pour distiller leur abjectes prises de positions subliminales dictées par notre légèrement cleptoman et largement mythoman président, omettant de manière toujours plus nauséabonde de faire leur taf !! Informer !! Ce politiquement enragé, heu engagé pardon, devient limite chromatique...
Pour faire simple et résumé, en 2001, le conseil de sécurité de l'ONU reconnait l'utilité d'une intervention US contre les talibans en Afghanistan, la France soutien l'opération... c'était le dawa total, les talibans au pouvoir multipliaient interdits/atrocités/barbaries et le 11 septembre a précité cette décision... Encore aujourd'hui, 7000 soldats US combattent pour l'opération "Enduring Freedom", et échappent aussi bien à l'ONU qu'à l'OTAN... Pourtant, les talibans ont été jetés du gouvernement ce qui était il faut le préciser une nécessite absolue, mais il faut reconstruire encore l'Afghanistan... politiquement parlant of course, parce que la reconstruction autrement on s'en tape bien sur. Alors je me pose la question... Qu'est-ce qu'on fiche encore dans ce pays? à part massacrer des civils dont personne ne parle? à part faire des déclarations contradictoires? Pendant les présidentielles, Sarko le clepto (ouais j'insiste lourdement avec ça, parce que ça me démonte trop le truc) annonce que la France est en phase de retrait en Afghanistan... Un an après, une fois installé dans la place, la même personne (du moins en apparence) annonce qu'il faut renforcer les positions militaires de la France dans ce conflit... et hop, 700 hommes de plus, sans rien dire, ni vu ni connu j't'embrouille... Et on vient de leur envoyer Kouchner... mouarf mouarf... nan mais sérieux, l'est trop fort lui en diplomatie. Après avoir engueulé et critiqué ouvertement les irlandais sur leur "non" qui semblait être moins légitime que le notre à ses yeux à moins qu'il n'ait été pris d'une soudaine et ingérable crise d'alzheimer galopante, après avoir menacé la Russie de sanctions disciplinaires pour avoir violer "tous les droits constitutionnels", bah y va bien nous régler le pb avec les talibans, le Merlin du gouvernement... non?
En attendant, on envoie des hommes sans formation se faire massacrer, on bombarde des civils... Après avoir commémoré le massacre de Maillé il y a 15j, tout va bien...
En 1997, près de 8000 hommes ont été massacrés en quelques jours... personne n'a rien dit... et aujourd'hui, nous sommes, nous français sur place, pour continuer le combat... lequel? Notre président aurait-il la prétention d'expliquer à ses homologues afghans comment gérer leur pays? Il est pourtant plus proches des méthodes talibans mais bon... Et pour rassurer les familles des fils pas encore tués dans ce conflit, bah le gouvernement a décidé d'en envoyer d'autres... bah ouais, plus on est de fous.. logique... trop rusé notre président... c'est la solution qui est envisagée pour reconstruire ce pays qui aurait bien besoin qu'on pense un peu à ses intérêts à lui... enfin, j'dis ça mais moi je suis pas diplomate non plus hein...
Mais ce n'est pas tout !! En fait, la France, bah elle n'est pas en guerre !! Non !! La France a pompé à ses alliés, notamment américains, la même antienne rhétorique interchangeable d’un pays à l’autre: « Ceci n’est pas une guerre ». Hmm... Magritte sors de ce corps immédiatement !!


AlleZ je ne résiste pas à une ptite vidéo Oh qu'il est beau qu'il est beau le stylo !!


"Vous n'aurez pas d'étrennes, vous vous êtes bien assez servis durant l'année, pendant votre service !!" Sacha Guitry à ses employés de maison à Noél.

mercredi 27 août 2008

Colocation... inhabituelle...



Découvrez Ennio Morricone!


J'allais chercher à boire dans mon frigo quand je l'ai aperçu...
Je vous présente Gecko (ouais ouais c'est pas original ok ok...)

N'est-il pas beau mon albinos?
il n'est pas trop drôle avec sa petite patte qui s'accroche?

N'osant pas le déranger, j'ai pas touché au frigo, j'en ai même oublié ma soif, mais c'est pas grave il est trop mignon !!

lundi 25 août 2008

Washing Aquarium

Quand la publicité se met au service de la créativité et non l'inverse... ça donne un magnifique bijou de ce genre... Pour ceux que ça intéresse, la zik est de Vangelis.


video

vendredi 22 août 2008

Brockovitch du Costa Rica



Découvrez Lio!





Erin Brokovitch c'est l'histoire vraie adaptée à l'écran d'une femme sans diplôme, qui trouve un taf dans un cabinet d'avocat et décide de partir en guerre contre le conglomérat PG&E qui souille l'environnement au point de créer des maladies irréversibles et malformations aux habitants du coin...
Eh bien, une nouvelle Erin va tenter de faire la même chose aux USA... Elle n'est pas sans diplôme, au contraire elle est avocate et s'intéresse de très près aux agissements de la société Dole, mammouth de la production mondiale de fruits aux USA... Installée là-bas dans les années 20, elle fait fortune avec la production mondiale de bananes...
L'accusé? L'ananas !! Cette société produit en effet, une nouvelle catégorie de ce fruit très prisé en Europe et notamment en France... Plus sucré, moins acide, il fait un malheur... et le mot est faible... car pour produire en quantité massive ce nouveau délice, afin d'en inonder le marché mondial, la société Dole, implantée au Costa Rica a trouvé un moyen infaillible, 2 productions à l'an... rien que ça !! le truc par hors nature déjà... mais comment font-ils donc...? eh bien, ils utilisent des pesticides pour nettoyer la terre après la 1ère récolte et hop on peut en produire une 2ème. Seulement voilà, outre le procédé déjà limite chromatique, la terre a besoin de se régénérer car une production la paupérise toujours, les pesticides utilisés pour désherber sont tout simplement interdits en UE... pourquoi? Car trop dangereux voire mortels... mhfff?
Eh oui, un petit cocktail de Bromoxynil et de Paraquat, deux herbicides hautement dangereux voire mortels arrosent des milliers de km² pour que le fruit aux allures de palmier puissent voir le jour... résultat, une souillure sans nom de tout l'environnement, des cancers en surnombre, des malformations de naissance, bref que du bonheur !! Et on ne parle pas des consommateurs du fruit (interdit), quels seront à plus ou brève échéance les conséquences d'une consommation régulière?
22000 personnes sont actuellement en procès contre la société productrice... en plus des maladies, les conditions de travail sont honteuses... des journées de 5.00 à 16.00, payées 200€ par mois alors qu'il en faut 400 pour subvenir aux besoin d'une famille...
Certaines villes mitoyennes aux plantations ont décidé de réagir, pour les unes le conseil municipal a demandé l'arrêt des productions et l'ont obtenue, pour d'autre la demande prend plus de temps, les conseillers municipaux étant frileux face au holding...
Et puis, il y a cette Erin (je ne retrouve pas son vrai nom) qui se bat pour toutes ces familles lésées à tous les niveaux pour que nous européens puissions nous gaver d'un produit même pas sain !!
On oubli aussi de préciser que le Costa Rica n'est plus le seul lieu de prédilection de la société Dole... l'ananas tueur pousse en toute quiétude now sur l'île d'Oahu à Hawai et à Honolulu...

mercredi 20 août 2008

Le Pacte du Silence



Découvrez Depeche Mode!



Je ne cesserai jamais de me questionner sur les raisons, les motivations qui permettent aux critiques cinématographiques de pondre leur inlassables inepties, persuadés d'avoir la science infuse en la matière alors qu'ils n'approchent qu'à peine un léger balbutiement borborygmique superficiel, incompétent et sans intérêt !! mais surtout je ne cesserai de m'exhorter contre ces scribes de pacotilles qui sont arrivés au statut de critique par je ne sais quelle porte dérobée et qui devraient, pour le plus grand bien de tous, de la ré-emprunter et tirer leur révérence !! être critique professionnel ce n'est pas une farce, un job d'été ou un passe-temps, surtout quand on met en jeu la vie ou la mort d'une œuvre...
J'ai récemment eu l'occasion de voir le film "Le Pacte du Silence"de Graham Guit (2003) auteur du "Ciel est à Nous" et à la fin je me suis demandée pourquoi je n'ai pas eu le désir de le voir plus tôt... eh bien tout simplement parce que la promotion n'a pas été foudroyante a contrario de la critique qui elle a atomisé ce petit bijou... après consultation de l'avis de ces prétendument experts, je suis alarmée de constater une fois encore que le cinéma, mais l'art dans sa totalité ne va pas évoluer dans le bon sens... parce qu'il y a un sens me diront les puristes chercheurs de poux... biens sur qu'il y a sens, il y a la progression et la régression... je zappe la stagnation c'est sans intérêt...

Moralité, ce film qui accumule les performances, certes pas olympiques je l'accorde volontiers, mais fort louables, s'est vu recalé au rang de série Z... ce qu'on lui reproche? du déjà vu... ah? c'est une raison ça à présent? faudra quand même que l'on m'explique pourquoi on récompense autant de films d'un genre "déjà vu, revu, on pourrait jouer dedans voire adaptation, remake etc " lors des festivals !! Je ne savais pas que le style "déjà vu" était un critère de pénalité now... ensuite on critique un scénar trop prévisible... pourquoi? parce que des détails de l'intrigue sont donnés dès le départ... bah oui, le yaourt n'a pas le gout de celui de Mamie Nova, c'est inacceptable...
Rien n'est épargné, ni les prises de vue qui n'ont rien de transcendant certes mais bien peu de films, surtout français en ont, ni la prestation du couple Bouchez-Depardieu qui là quand même faudrait arrêter de délirer est épatant !!
Personnellement, j'ai vu un film bien construit... l'histoire de ce prêtre-médecin (Depardieu très en forme et plus que crédible) dans un dispensaire brésilien qui trouve un jour une jeune carmélite (Elodie Bouchez toujours aussi surprenante de talent) en pleine souffrance, mais une douleur qu'il ne peut manifestement pas soigner car elle ne relève pas de sa compétence. La jeune femme est régulièrement sujette à de violentes douleurs abdominales qu'aucune maladie ne peut expliquer... Intrigué, le père Joachim se penche sur le cas de sœur Sarah et se heurte très vite à son mutisme, mais aussi à l'autorité de mère Emmanuelle qui veille sur sa protégée et ses secrets mieux qu'une louve...
Certes l'intrigue est certes très vite dévoilée mais en apparence seulement, car en fait ce n'est que la trame... bref, un bon sujet, de bonnes interprétations, une bonne réalisation... sans parler de chef d'œuvre, ce film méritait plus et mieux que ce que la critique en a fait... Je ne mets pas la BA pour ceux qui n'ont pas vu le film...

vendredi 15 août 2008

Грузии против России



Découvrez Jeff Buckley!


Il y a une théorie qui dit qu'une bonne négociation permet à l'un ou aux différents protagonistes d'avoir droit à l'erreur sans que cela n'entrave le processus visé...
Cette théorie que je trouve on ne peut plus valable, ne peut cependant avoir lieu si les termes d'un contrat signé ne sont pas respectés... et c'est là que se trouvent les bases du conflit actuel entre la Géorgie et la Russie... petit retour en arrière pour comprendre la mayonnaise qui monte actuellement du coté des balkans...

Grousii protiv Racii - Géorgie vs Russie

La Georgie, comme de nombreux pays confettis de l'Est a proclamé son indépendante post-perestroïkienne en 1991. Elle est bordée par deux provinces dissidentes, autonomistes à forte majorité russe que sont l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud... En 1994, la Georgie et la Russie, alors en conflit avaient signé un accord de cessez le feu...
Pourtant depuis 2006, discrètement les conflits recommencent et s'amplifient pour arriver à l'intervention très médiatisée, de la France et des USA dans ce conflit... qu'est-ce que tout cela peut bien cacher? mais surtout, qu'il est amer cet arrière gout de madeleine un chouïa cyanuré...
Les massacres au Kosovo n'auront donc ils servis à rien? Si, bien sur... la seule différence, notable tout de même, c'est que sur l'échiquier mondial que se disputent les grandes nations, dites "évoluées", on arrive à s'emparer de petites provinces en faisant un peu moins de morts... juste un peu...
C'est que la ressemblance avec la situation au Kosovo est frappante au point d'imaginer sans difficulté la future gémellité avec les 2 régions... En 2003, Tbilissi, la capitale géorgienne connaissait une révolution "pacifique" dite des Roses, partiellement financée par... les USA... Ô quelle étrangeté!! Le président géorgien demandait aux Nations Unies de remplacer le médiateur de Moscou par... la communauté internationale... ainsi, on peut facilement envisager, que comme la Bosnie et le Kosovo, les 2 provinces géorgiennes actuellement convoitées, le soient pour y accueillir des forces de paix internationales... mpfff... rien que cette expression me fait sourire... dans la même phrase forces et paix,... cherchez l'erreur... avec une petite différence là aussi... pas d'indépendance en vue pour les 2 provinces, qui ne la demandent pas d'ailleurs...
Et c'est à ces 2 provinces que je me joins pour me poser la question qui tue et surtout qui reste sans réponse, même diplomatique... pourquoi remplacer les forces russes qui ont toujours respecté le cessez le feu et empêché la Géorgie de les envahir par des troupes internationales, qui... ne feraient pas mieux... eh ouais... y a un hic là !!
Outre, une possibilité d'une implantation sournoise sous le couvert de L'ONU et de l'OTAN ces « extensions » du Caucase et d’Asie centrale sont riches en pétrole et en gaz, et font de cette zone politiquement "instable" la charnière de la Russie, de l’Europe et de la Chine. Si des puissances dites "médiatrices" arrivent à taper l'incruste, c’est pour y développer leur influence économique, politique, et militaire. Voilà qui a de quoi naturellement inquiéter la Russie.
Pas particulièrement fan de Poutine, ni du pantin qui lui succède, je trouve honteux et condamnable que l'on utilise, et cherche à manipuler l'opinion publique en faisant passer tout un peuple pour ce qu'il n'est pas, pour ce qu'il n'a pas fait, pour ce dont il n'est pas responsable, mais surtout, que nos dirigeants, dans leur quête infernale de pouvoir insatiable, n'hésite pas à recouvrir l'écrin d'un joyau qui n'est pas le leur, de morts qui ne le sont pas mais qui le deviendront...
Que nous intervenions quand le besoin en est, pour éviter des massacres, je signe sur le champs... mais surement pas pour créer ces massacres !!
Il y a une théorie qui dit qu'une bonne négociation permet à l'un ou aux différents protagonistes d'avoir droit à l'erreur sans que cela n'entrave le processus visé... encore faut-il savoir qui sont les protagonistes...

dimanche 10 août 2008

L'écrivain dissident



Découvrez Deep Forest!



il y a un peu plus d’un an, l’écrivain russe, qui s’est éteint à 89 ans, a reçu titre d’«historien majeur» des mains de Vladimir Poutine. Mais peu lui chaut ce prestigieux Prix d’Etat à celui qui a connu l’enfer des camps soviétiques pendant huit ans. «L’archipel du goulag», paru en français en 1974, a mis un terme aux illusions de nombre d’intellectuels. Dans un langage cru, précis, et ironique aussi Soljenistyne dénonçait le «déclin du courage» dans la couche intellectuelle dominante et il aura passé sa vie à mettre en lumière la vérité la plus intime du communisme, un demi-siècle d’illusions entretenues à grand renfort de cécité, à faire frémir dans les rangs sagement ordonnés des thuriféraires de l’expérience communiste.

Sans doute parce que pour l’ancien zek (détenu) au delà de son horreur personnelle il était impossible de laisser d'hypothétiques lendemains qui chantent se substituer aux cris des martyrs de la révolution. Il y a pourtant cru à ce rêve-là. Malgré sa culture orthodoxe, distillée par une mère issue d’un milieu aisé, il adhère très vite à la jeunesse communiste. C’est au nom de cet idéal qu’en 1941, il part se battre contre les armées hitlériennes. Ce qui n’empêche pas les doutes sur les stratégies adoptées.
Aujourd’hui encore, on ignore ce qui lui a valu précisément sa disgrâce. Est-ce pour avoir désigné Staline sous le sobriquet de «caïd» dans une lettre adressée à son ami «Koka»? Ou pour ses reproches au petit père des peuples, coupable selon lui de ne pas avoir trouvé un compromis avec Hitler afin d’éviter la guerre? Toujours est-il qu’en juillet 1945, il est condamné comme «traître» à huit ans de camp de travail et de redressement.
C'est dans ses livres qu'il relatera la misère concentrationnaire, «l’atroce qui naît de la grisaille méthodique des semaines» puis l’exil au Kazakhstan.
En 1962, il croit voir le bout du tunnel quand Khrouchtchev lui permet de publier officiellement "Une journée d’Ivan Denissovitch." Du fond du gouffre, sa voix s'élève, sourde et glacée. Alexandre Soljenitsyne, comme Orphée aux Enfers, est celui qui met en mots le goulag. Une journée d'Ivan Denissovitch allume à l'Ouest un grand incendie de lucidité. La barbarie stalinienne y étale sa voracité dans l'effrayante pédagogie de la banalité. Mais, surtout, en soulevant ce rideau de sang, Soljenitsyne laisse entrevoir les coulisses du soviétisme : ce n'est pas une dictature, c'est un système, concentrationnaire et exterminateur ; le goulag n'est pas un dévoiement du communisme, il en est l'essence et l'aboutissement. Et, si Staline a longtemps aiguisé la cognée abattue sur le peuple, c'est Lénine qui en tint le manche.espoir de courte durée puisque les romans suivants paraîtront exclusivement en Occident, avec le Prix Nobel de littérature en 1970.
Contraint à l’exil en 1974 à la suite de la sortie de L’archipel du goulag, il s’installe tout d’abord en Suisse puis aux Etats-Unis. Dès lors, ses prises de position politiques, parfois véhémentes, souvent réactionnaires, feront les délices de ses détracteurs. On lui reprochera aussi son «antisémitisme», son nationalisme et, plus tard, son soutien à la guerre contre la Tchétchénie.
En 1983, Alexandre Soljenitsyne déclarait à Bernard Pivot, venu l’interviewer dans sa maison du Vermont: «Bien que la situation en Union soviétique n’offre aucun signe réconfortant, j’ai en moi le sentiment, la conviction que je reviendrai vivant dans ma patrie. Et pourtant, comme vous le voyez, je ne suis pas jeune…» Six ans plus tard, la chute du Mur lui donnera raison. L’ancien dissident retrouve sa chère Russie en 1994. Malgré un accueil triomphal, il n’y sera cependant plus prophète. Ses compatriotes ont d’autres soucis, essentiellement concentrés sur le présent. A l’auteur de ces lignes, l’écrivain russe Youri Poliakov déclarait il y a deux ans: «Soljenitsyne? Ses textes ne resteront pas dans la littérature.» Là encore, c’est à l’Histoire qu’il revient d’en juger. Bâtis en pyramides, les totalitarismes se décryptent facilement et s'effondrent d'un seul coup ; organisé en labyrinthe, ou plutôt en « archipel », comme Soljenitsyne le décrit patiemment, le soviétisme égare les soupçons et dure soixante-dix ans. Car le goulag n'est pas seulement une prison, il est une gale incurable. Loin du camp, l'oppression persiste, avec ses intimidations, ses harcèlements, ses censures, jusqu'à composer un archipel intime dans le cerveau du dissident. Ainsi le communisme réalise-t-il la vision concentrationnaire de Kafka, décrivant en 1914 dans La Colonie pénitentiaire une machine à graver les sentences dans les chairs.

En 1994, il retourne triomphalement dans la nouvelle Russie, mais il a du mal à trouver sa place dans ce nouveau monde. Il exprime des vues partagées par ses compatriotes, demandant la peine de mort pour les terroristes ou approuvant l'intervention de l'armée en Tchétchénie, mais reste nostalgique. Malgré un rapprochement avec Poutine sur la fin de sa vie, il ne reconnaît plus sa Russie éternelle.

«Un être humain ressemble à une plante. Lorsqu'on l'arrache d'un lieu et qu'on le rejette au loin, cela dérange des centaines de racines minuscules et de centres nerveux», avait-il déclaré en arrivant en Occident en 1974, à l’aube de vingt années d’exil. C'est l'homme qui a dit : cessons de vivre dans le mensonge. Il dénonce le soviétisme, ses goulags, ses charniers, mais refuse de partir en exil. Alors que les Occidentaux s'attendent à ce qu'il bénisse l'Occident, il dénonce une société purement matérialiste : l'Occident ne le reconnaît plus comme le héros de la liberté.

Et son nationalisme ?
Son ambition était de rendre la mémoire à un pays devenu amnésique. La Russie d'après-demain sera ce qu'elle sera grâce à son travail. Soljenitsyne était un patriote inconditionnel. Ce n'était pas un homme abstrait, mais un homme concret, lié à sa langue, à sa terre. Les nationalistes russes le détestent : pour eux, c'est l'homme qui a mis fin à l'Union soviétique, qui a accepté que les Pays baltes et les autres Républiques quittent la Russie. Il voulait une Grande Russie, mais par la dimension spirituelle qu'elle pouvait apporter au monde.

Que restera-t-il de lui en Occident ?
L'Occident n'a pas aimé que Soljenitsyne lui dise quelques vérités. Il appartient au patrimoine russe, au patrimoine de l'humanité. Les petits Français, aujourd'hui, lisent Dostoïevski comme un auteur universel. Demain, on lira Soljenitsyne comme un auteur universel. Le goulag a été un choc : tous les morts du communisme avaient enfin un nom. Il a fait pour le communisme ce que Primo Levi a fait pour le nazisme.


mardi 5 août 2008

Smile thérapy




Découvrez David Gray!


En attendant un hommage sur un sujet plus sérieux puisque je le réserve à Soljenistyne, petit moment détente avec peut-être un petit sourire... j'adore son humour... c'est tout...









je crois que c'est mon préféré...



dimanche 3 août 2008

Olmèque, que fais-tu?



Découvrez Trevor Jones!




L'agriculture est l'une des ressources principales de subsistance notamment le maïs domestiqué dés 2250 avant JC. La cueillette, la chasse et la pêche sont très pratiquées, et la domestication semble faire son apparition très tôt (chiens ou encore dindons).

L'un des plus grands efforts technologiques entrepris par les Olmèques est la construction des premiers systèmes de contrôle hydraulique de la Méso-Amérique avec des réseaux de canalisations souterraines. Les Olmèques sont également des innovateurs, dans l’architecture cérémonielle : ils orientent les édifices en fonction des points cardinaux. Les plans sont stricts et les axes précis, ils ne laissent rien au hasard.

Les premiers centres urbains remontent à 1250 avant JC et se succèdent pendant environ six siècles, les plus connus étant La Venta et Tres Zapotes parfois accompagnés de petits satellites périphériques. Les grands centres semblent souvent avoir été précipitamment abandonnés probablement à cause de l'activité volcanique de ces régions. Loin de leur territoire d'origine les Olmèques ont donc laissé des traces de leur passage, de leur influence.

Ainsi on les retrouve dans les régions de l'Altiplano central, Oaxaca, la côte pacifique et l'Amérique centrale. Ils ont construit un important réseau d'échanges, qui leur permet d'importer les matières premières et les produits manufacturés qu'ils désiraient et d'exporter leurs marchandises et leur culture. C’est une aire culturelle ouverte aux échanges. La zone métropolitaine est un ensemble homogène et les premières sociétés hiérarchisées apparaissent sur la côte du golfe entre 1400-450 dans la vallée de Oaxaca, véritable catalyseur pour l'évolution ultérieure des autres peuples méso-américains.

Ils ont dû être les premiers à s'intéresser à l'astronomie, comme le laisse supposer certaines stèles gravées que l'on a retrouvées et qui portaient les signes d'un "comput", d'un décompte des événements. Quelques questions subsistent, car à cette époque, la population vivant sur la côte Est du Mexique n’était pas très volumineuse. Pourtant, c’est là qu’on trouve ces fameuses têtes colossales que l'on a retrouvées un peu partout dans la forêt profonde, qui pèsent en moyenne 10 tonnes, et dont le gisement volcanique, sa matière première, est situé avec certitude à 130 km de là ! Outre cet exploit, ils ont été les premiers à avoir sculpté le jade et là ça devient sportif, car c'est une pierre éminemment dure. Ils élaborèrent par la suite un calendrier complexe peut-être déjà réglé sur le rythme des récoltes et une écriture qui seront repris par leurs successeurs Mayas et une grande partie des peuples méso-américains.

Ils ont probablement été les premiers à connaître un pouvoir théocratique et tous les peuples amérindiens qui viendront par la suite seront de fervents croyants disciplinés. Les 10 figurines célèbres restent le seul cas connu de ce type de pratique en Amérique centrale, où il est très rare de retrouver des ensembles d'offrandes mortuaires si importants. Leur crâne allongé (héritage génétique, déformation volontaire ?) est un signe distinctif que l'on retrouvera constamment jusqu'à la civilisation des Mayas qui réserverons cette pratique aux seuls nobles (où là cette déformation était volontairement pratiquée sur les enfants en bas-âge). Une religion centrée autour du culte de la Terre Mère et du Jaguar, qu’il soit anthropomorphisé ou non, généralement associé à la pluie et à l’agriculture avec un pouvoir ambivalent : créateur et destructeur à la fois.

La culture olmèque disparaîtra définitivement vers le Vème siècle avant J.-C. avec la destruction de la cité de La Venta après un furieux cataclysme dont on ne connaît la nature. La population survivante émigra vers d'autres régions plus clémentes et répandit sur son passage les graines des futures et brillantes civilisations qui allaient apparaître bien plus tard comme celle des Mayas et surtout les Zapotèques. Les civilisations se sont succédées sans que rien ne soit jamais définitivement perdu, pour preuve, le Mexique adorera encore longtemps le Jaguar.

En conclusion 3 théories se distinguent :
1°) L'hypothèse Jaredite, défendue par certains membres de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours pour qui les olmèques seraient les descendants des Jaredites, peuple du Livre de Mormon.
2°) L'hypothèse africaine, qui trouve son origine dans l'interprétation de similitudes physiques et religieuses entre les olmèques, tels que l'archéologie les connaît, et les mandingues.
3°) L'hypothèse chinoise, qui défend l'idée selon laquelle l'origine des olmèques remonterait à la Dynastie Shang.

Toutes ces hypothèses n'ont jamais trouvé d'écho et de crédibilité au sein de la communauté scientifique.
Pour ma part, d'un point de vue purement géophysique, sans aller jusqu’à la dynastie Shang je pencherais plus pour probabilité asiatique coté Tibet et sibérienne, par la tectonique des plaques... les similitudes physiques mais aussi philosophiques et culturelles encore actuelles chez certains descendants de ces deux peuplades, notamment entre les tibétains et les mongols pour l'Asie et les pays andins comme la Colombie le Venezuela, l'Équateur, la Bolivie, Le Pérou, le Chili, (j'ai tendance à mettre l'Argentine de coté), me font penser à une filiation lointaine probable... d'un point de vue toujours géographique c'est la collision entre les paléo-continents de Russie avec ceux de Sibérie et Kazakhstan qui a formé la Pangée avant qu'ils ne se séparent à nouveau ensuite... Pour la petite histoire, les Appalaches, bien plus haut viennent aussi de ce mouvement tectonique hercynien.
Même si pour certains, les fameuses têtes colossales citées plus haut aux traits que l'on a longtemps cru négroïdes, sculptées par les Olmèques, il fut savoir différencier ce qui semble de ce qui est... la morpho-anthropologie distingue trois types de traits notamment au niveau du nez... les arrêtes nasales pour être exacte... mais ça c'est une autre histoire...
Prochaine fois, les Zapotèques...

samedi 2 août 2008

La Faucheuse me drague !!



Découvrez VNV Nation!



Cette conne a quelque chose à me dire manifestement… Mais elle n’y arrive pas, à moins que ce soit moi…
Elle ne parle pas le langage des sourds moi pas celui des morts.
Depuis le temps qu’on se côtoie, ça créé des liens…
Et finalement, elle n’est pas si terrifiante ! Elle feinte… Sa tunique noire, torrentueuse la fait moine… Mais au premier coup de vent, la soubrette je l’ai déjà retroussée… Il n’y a rien, nada, niet, plus personne, pas même un zéphyr…
C’est une dragueuse impénitente qui abuse ses concupiscences. Elle minaude la gueuze… tsss ridicule que tu es… Le bal masqué fait tomber les loups… ta coiffe te voile la face…
Depuis ma naissance elle me tourne autour la péronnelle, elle me murmure son chant du silence l’enjôleuse, me caresse du vélum de sa serre affilée l’ensorceleuse, mais désolée ma mie, je ne mange pas de ce pain là ! Garde tes distances, range tes boniments va-nu-pieds, je ne suis pas preneuse…
Patiente, très patiente, elle attend, calcule, temporise, persévère, se rapproche tendrement, et de sa paisible pérennité elle fusionne avec toutes pénombres à portée de faux…
Petites tentatives, faux espoirs… tu as encore raté…
Qu’as-tu donc, crois-tu, à me proposer qui puisse m’attirer à toi ? Qu’ai-je donc d’exceptionnel qui puisse attiser ainsi ta convoitise ?
En fervente bafouée qui se respecte, rancunière elle devient… piaffante de colère, vengeance et réparation elle exige…
Elle me griffe, me froisse mortellement, me piétine, me laisse en lambeaux, me « marionnettise », me noie à m’étouffer dans mon propre corps, m’abandonne en poudre de moi… Mais en vie, toujours en vie… Saine de corps … Sauve d’esprit … et inversement… Chaque fois un peu plus amputée, mais en vie… plus forte cette fois encore…
Tu peux toujours te pavaner à mes pieds, mais nous le savons toi et moi, sil est des choses que je refuse, il en est que tu ne peux avoir…
Ah !! voilà là ta frustration suprême n’est-ce pas… terrain miné…
Qui de l’humain ou de la moissonneuse est le plus pervers, le plus perfide et le plus puissant aussi ?
Lui qui te vole amours, joies, plaisirs, bonheurs, chagrins, douleurs, sentiments et sensations en somme, à lenteur d’éternité ? Ou TOI, lilliputienne vassale de la Vie condamnée à balayer les miettes qu’elle t’ordonne de ramasser à longueur d’humanité ?
Pauvre camériste universelle ! Demain tu peux me prendre de force, je ne pourrai résister, je le sais… Jamais je ne me donnerai de plein gré, tu n’y peux rien, tu le sais…
A bien y regarder, je suis ton égale, toi pas…
Mai 2007