vendredi 11 mai 2007

Petit Être, Idole Nocturne Evanescent

Je te sens tout près de moi mon petit ange si injustement déchu
Souvent je te vois, tel que tu es parti et non tel que tu es venu
Je pense tout le temps à toi, sans permis, sans répit
Avec moi dans toute ton absence, ce voyage à sens unique
Tristesse, désespoir, et malheur… comment surmonter l’épreuve
Injuste et inconcevable en boucle chaque jour, chaque heure

Je donnerai ma place contre la tienne où que tu sois
Tu ne méritais pas « ça », toi moins que personne
Plus que quiconque, la vie c’était ta voie… ta voix…
Ne restent que les cloches de tes passages qui sonnent

Le glas de nos jours heureux, de la complicité
La peur a remplacé la confiance et la facilité
L’angoisse bâillonne la spontanéité et le ressenti
Dis-moi que je peux encore te penser sans interdits

De tes promenades nocturnes ou diurnes
Je garde plus encore en moi cette amertume
Qu’ai-je donc bien pu faire pour que tu le paies si cher ?
Et surtout comment rembourser une dette qui m’aberre ?

Dis-moi que tes visites ne sont pas le signe d’un déni
Dis-moi que là où tu es ton beau visage tu as repris
Dis-moi que je ne perds pas la raison dans l’illusion
Dis-moi que la peur n’entravera la joie de nos abandons

A jamais et pour toujours dans mon cœur tu subsistes
Au-delà de ma propre vie ta présence je la persiste
Merci de m’offrir ces ultimes moments privilégiés
Les apprécier à leur haute valeur je le promets, je le ferai…
écrit pour G à l'intention de F

F...
un an... déjà... un an de trop... un an de moins... le décompte de notre éternité a démarré... tous les ans, le sinistre anniversaire...

4 commentaires:

Claudiogène a dit…

Forcément mystérieux, mais, vraiment touchant.

Joëlle a dit…

Mes lunettes sont toutes embuées...

Patrick Mottard a dit…

Le silence...en forme d'hommage !

Patrick Mottard a dit…

Le silence...en forme d'hommage !