Un recueil de nouvelles pourrait on dire, mais en fait c'est plus que ça... c'est un fragment de la lave en fusion qui coule en l'auteur, qu'il a laissé s'écouler le temps de 116 pages et 18 fragments... Court-métrages ou chapitres à suite on peut l'aborder comme on veut, quand on veut, où on veut... c'est ça aussi le talent... mais c'est aussi l'âme de Nice vue dans les yeux du narrateur, c'est du 3D, humour, douleur, réalité... mélange détonnant qui vous éxplose à l'ésprit, chavire le coeur, perturbe les sens... à lire absolument !! Votre santé mentale en dépend !!
Où le trouver?
Dans n'importe quelle librairie en stock ou sur commande...
Triangles Roses
Froggy Annonce
Thé à labour !!
CéKoiOggi?
Qui êtes-vous ?
Sijavéssu
Un être venu d'ailleurs... ou pas encore arrivé... qui sait...?
... viennent grossir les rangs du panthéon de nos mammouths artistiques...
Après Alida Valli, Claude Piéplu, Aaron Spelling, Gérard Oury, Daniel Emilfork, Jack Palance (pour ceux qui connaissent), Robert Altman (quelle perte), Claude Jade, Philippe Noiret, J-P Cassel, J-C Brialy, c'est au tour de Michel Serrault et Ingmar Bergman de rejoindre le panthéon des grands acteurs et/ou réalisateurs du cinéma mondial... et surtout français...
2006 et 2007 ont et sont 2 funestes années pour le cinéma...
Achetez une dinde d'environ 5 Kg pour 6 personnes et une bouteille de Whisky, du sel, du poivre, de l'huile d'olive, des bardes de lard.
Barder la dinde avec le lard, la ficeler, la saler, la poivrer et ajouter un filet d’huile d’olive.
Faire préchauffer le four thermostat 7 pendant 10 minutes.
Se verser un verre de Whisky pendant ce temps là.
Mettre la dinde au four dans un plat à cuisson.
Se verser ensuite deux verres de whisky et les boire.
Mettre le thermostat à 8 après 20 binutes pour la saisir.
Se bercer 3 berres de whisky.
Après 1 debi beurre, fourrer l’ouvrir et surveiller la cuisson de la pinde.
Brendre la vouteille de biscuit et s’enfiler une bonne rasade derrière la bravate – non – la cravate.
Après une demi heure de blus, tituber jusqu’au bour. Oubrir la putain de borte du bour et reburner – non – revourner – non – recouner – non – enfin, mettre la guinde dans l’autre sens.
Se pruler la main avec la putain de borte du bour en la refermant – bordel de merde.
Essayer de s’asseoir sur une putain de chaise et se reverdir 5 ou 6 whisky de verres ou le gontraire, je sais blus.
Buire – non – luire – non – cuire – non – ah ben si – cuire la bringue bandant 4 heures.
Et hop 5 berres de plus. Ça fait du bien par où que ça passe.
R’tirer le four de la dinde.
Se reberser une bonne goulée de whisky.
Essayer de sortir le bour de la saloperie de dinde de nouveau parce que ça a raté la bremière fois.
Rabasser la dinde qui est tombée bar terre. L’ettuyer avec une saleté de chiffon et la foutre sur un blat, ou sur un clas, ou sur une assiette…. enfin on s’en fout…
Se péter la gueule à cause du gras sur le barrelage ou le carrelage de la buisine et essayer de se relever.
Décider que l’on n’est aussi bien par terre et binir la mouteille de rhiski.
Ramper jusqu’au lit, dorbir toute la nuit.
Manger la dinde froide avec une bonne mayonnaise le lendemain matin et nettoyer le bordel que tu as mis dans la cuisine la veille, pendant le reste de la journée.
hier après le bain de mer... eh oui, le sel ce n'est pas bon pour mon poil...
Bon, suis dsl mais j'avoue n'avoir pas des masses de temps en ce moment pour faire des posts comme je le souhaiterais... mais je vous promets que dès que j'ai un instant je vous fais de beaux posts... et surtout je finis les 5 films dont j'ai commencé la critique, dont une attendue par Joyele... je sais, je sais... :)))
Pour vous faire patienter, je tâcherai de vous mettre une petite pensée durant mon absence...
en attendant, quelques infos sur l'actualité, très très mais alors très importantes... - Evitez de partir en pèlerinage cet été, Dieu semble être en vacance déjà... - Evitez les pays de l'Est aussi là-bas cet été c'est canicule en ce moment... quand on sait que vacances en russe c'est kanikouli ça fait réfléchir... - Evitez Vancouver aussi !! Un village proche de la grande ville bataille pour obtenir le label "Sans portable"... alors les accros du clapet qui vibre, sonne et meugle bah oubliez le coin hein... - Naomi Watts a organisé ce samedi 21 juillet une « baby shower ». Il s´agit d´une petite fête traditionnellement organisée aux USA avant l´arrivée d´un nouveau-né... on s'en tamponne mais d'une force !!! Enfin, je pensais, mais non des gens aiment savoir "ça"...donc voilà, pas sectaire (mouhaha) je fais plaisir à tout le monde... - Laly revient sur son aventure à Secret Story dans le Parisien! ça c'est de l'info comme je l'aime... c'est qui ça Laly d'abord? c'est où Secret Story? à coté de DisneyLand? - Le septuple champion du monde allemand Michael Schumacher a inauguré sur le Nürburgring un enchaînement de virages baptisé désormais "S de Michael Schumacher", dimanche à moins d'une heure du départ du Grand Prix d'Europe de Formule 1. A défaut d'une place, d'une rue, d'un chemin... bah lui il donne son nom à un virage... et original il fait le monsieur... S qu'il s'appelle le virage... j'ai des craintes pour les noms de ses enfants... - KABOUL - Folie planétaire oblige, une cinquantaine de travailleurs étrangers en service en Afghanistan ont pu obtenir le dernier volet des aventures de Harry Potter le jour de sa sortie mondiale, samedi. (gni? mpff grnnnn kldjhfdshf) <<<<>
Et faites attention à ce que vous croisez dans la rue... ce n'est pas toujours ce que l'on croit voir... par exemple là, êtes vous sur(e)s de ce que vous voyez? réponse un peu plus loin...
On savait qu'il y avait Jésus... Puis St Pier et maintenant « Lui »…
trompe l'oeil...
nous sommes venus en paix...
collection canicule 2007...?Cliquez sur l’image pour l’agrandir (et comprendre…)
quoi que vous ayez vu plus haut (on se demande d'ailleurs hein) ce n'était pas ça... eh oui, c'est dur... je sais...
Je ne parle jamais de politique.... j'ai pour habitude de n'aborder que ce que je maitrise et/ou dont j'ai un minimum de connaissance, dans le cas contraire j'écoute ceux qui savent... la politique n'en fait pas partie (des sujets que je maitrise... c'est un euphémisme même)... mais là c'est un peu différent... c'est pas vraiment politique, parce que je ne vais pas m'étendre sur les tenants et les aboutissants, je vais juste avoir une petite réflexion personnelle qui m'est subitement venue comme ça, pof, sans prévenir en lisant et écoutant les informations... Le Comité Des Sages !!! The 13 Wises Comittee!! boudiou !! ça le fait non? Sur le Tchat de Wanadobe il y avait un comité des singes aussi... et ils étaient 13... aussi... j'en déduis que notre président a du aller surfer sur les Tchats un certain temps... nan bon d'accord j'deconne... il y a le W3C qui a aussi son comité de singes mais eux son 8... on est toujours dans la sphère internet... puis il y a le comité des singes de Sotteville (je n'invente rien, dixit google) constitué de 13 sottevillais... hrmm hrmm
En fait, je me suis demandée comment notre président en était arrivé à cette décision de "Comité de Singes"? Oups, de Sages... ma première pensée fut: "L'Armée des 12 singes" forcément... "En 2010, la Terre est dévastée et les hommes vivent sous terre pour survivre. En effet, en 2007, une monstrueuse épidémie se propage et tue des millions de gens (Paco le voyant illuminé l'avait prédit mais personne ne l'a cru... tsss). Le gouvernement des survivants (les directions n'existent plus, droite, gauche centre pffftt a pu) veulent en savoir plus sur les raisons de cette épidémie. Jack Lang est alors choisi pour retourner dans le passé afin d'enquêter. Mais le voyage dans le temps n'est pas encore parfaitement maitrisé, Lang se retrouve 6 ans avant l'épidémie. Là, il fait la connaissance de Balladur, un malade mental interné dans un hôpital psychiatrique, et d'une psychiatre, Anne Levade (c'est la seule femme, l'a pas cherché la parité sur ce coup là le pin's). Il leur parle alors de l'Armée des 12 Singes, un organisme qui serait responsable de la propagation de virus. hein hein... tout s'explique !!!
Seulement voilà... sont 13 les nôtres... ça me travaillait cette histoire de chiffre qui ne tombe pas rond... chiffre premier en plus... et j'ai trouvé !! C’est Jésus !! Les apôtres !! je croyais qu'il se prenait pour César, Napoléon et d'autres que je vais éviter de citer... mais non !! C’est Jésus son modèle !! dans sa chambre il a des posters grandeur nature (enfin non pas trop ça lui fait peur sinon...)
Seulement voilà, maintenant je me pose une autre question existentielle... mais qui est Judas alors?
Je vais suivre cette affaire de très près et vous tiendrai au courant évidemment !!!!
les omelettes... et pour preuve, ce petit bijou!! un pur bonheur... ça c'est du lourd, du bon, du vrai, du béton bref du cinéma comme je l'aime !!!!
Norway Of Life de Jens Lienma note : 18/20
Artistiquement :
Ce type est tout simplement un génie !! des images violentes… très… (âmes sensibles s’abstenir), d’autant plus violentes que, rien, mais alors rien ne les annonce… on se les prend dans le cerveau comme une baffe de cowboy et wouuuh, ça décoiffe !! Mais ce n’est pas gratos !! C’est là que se situe une grande partie de SA différence… rien n’est fait au hasard et chaque frame, chaque son a sa place, sa signification, sa symbolique…
Dès les premières images on pense Kaurismaki sous amphétamine, Von Trier cloné Tarantino matiné Ferrara, puis non ça a la saveur d’un Reygadas givré, avec un arrière gout de frères Polish sous LSD… De son propre aveu, il se contente de « puiser dans l’esthétique de Roy Anderson », mais en fait, c’est simple, tous les mammouths du cinéma mondial sont en lui !!!! Des tons pâles limite gris avec une palette de couleurs étroite,des décors simplistes qui accentuent la vie des personnages. Les mouvements de caméra sont très lents, pas de rythme soutenu… on est en permanence au bord de l'asphyxie.
Un petit plus que le réalisateur n’a pas calculé c’est la ressemblance de son personnage principal avec Stephane Bern, ça vaut le détour… le chroniqueur des têtes couronnées en cadre complètement largué dans un monde qui ne lui correspond plus et qu’il ne comprend pas, ça le fait !!
Une scène de repas m’a fait particulièrement sourire, avec des verres à vin d’une taille singulièrement anormale sans que cela ne pose de problème à personne, ça m’a rappelé un air de cithare joué il y a peu tout près de chez nous… et je me suis rendue compte à l’occasion qu’il avait des reflets très prononcés d’un Buñuel d’une époque que j’aime beaucoup, notamment celui des années 70…
Un humour noir à couper à la tronçonneuse, mais aussi et surtout un superbe hymne à la vie, bourré de coups de poing à la face de l’amorphisme…
Il n’y a pas à dire, pour faire passer des messages d’une telle force les nordiques sont assurément très doués… images, sons, lumières, couleurs, symboles, ils utilisent TOUT de façon exponentielle et nous en mettent plein les neurones…
Je n’avais pas vu un aussi bon film depuis « Les Frères Falls » et « Northfork » des frères Polish… évidemment je le recommande vivement…
Pour ceux qui ont besoin d’être rassurés par les récompenses, ils vont être servis…
grand vainqueur de l'édition 2007 du Festival du Film Fantastique de Gérardmer avec quatre récompenses : le Grand Prix, le Prix de la Critique Internationale, le Prix du Jury Jeunes et Prix du Jury Sci Fi. En plus de ses prix à Gérardmer, il a remporté le Prix ACID en mai 2006 à Cannes. Le film s'est également vu décerner trois Amanda Awards (l'équivalent norvégien de nos César) : Meilleur acteur, Meilleur réalisateur et Meilleur scénario.
Résumé :
Andréas se retrouve dans une ville étrange après s’être suicidé. Il ignore comment il est arrivé là. On lui remet un emploi, un appartement et même une femme. Tout semble être parfait dans le meilleur des mondes… Très vite, pourtant, il s'aperçoit qu'il y a quelque chose qui cloche. Tentant de s'enfuir, il découvre que la ville est sans issues et surtout qu’elle n’a ni entrée, ni sortie. Il fait la connaissance d’Hugo qui à découvert dans un mur de sa cave un trou dont s'échappent de merveilleux sons.
Glace ou fraises Tagada? bah ce sera zik... voui pour changer...
J'ai choisi de vous parler d'un chanteur que je viens de découvrir... Da Silva et son Averse... Alors des points positifs et des bémols évidemment, ça ne serait pas drôle sinon si un chanteur faisait quelque chose de vraiment bien sur toute la ligne hein... Le positif c'est que dès la première écoute j'ai pensé à Tarmac, l'ancien chanteur de Louise Attaque, et ça m’a fait plaisir… puis je me suis dit que quelque chose clochait... et pour cause... c'est la faiblesse des paroles et une musique plus Blankass que Tarmac... mais la balance restant positive je me dis "tiens" un nouveau petit souffle de ce coté... car il faut dire que tous ces chanteurs ont légèrement déserté les ondes depuis quelques temps... Puis j'ai vu le clip, et là gros bémol… grosse inspiration Noir Désir sur le clip « Le Vent L’emportera », c'est dingue ça, comment se fait il que les chanteurs ne soient pas en mesure de faire des clips bien à eux?
Bon, je ne vais quand même pas faire ma "rabatteuse" de joie et je reste tout de même positive sur ce morceau qui sort malgré tout du lot de merdasses dont on nous gave à longueur d'années... J’en profite donc pour conseiller fortement Blankass et Tarmac, un groupe et un chanteur solo (vous l’aviez compris, ah… ok je n’insiste pas alors…) si vous aimez l’alternatif qui se la pète pas, c’est pour vous…
Et 4 clips :
·L’averse - Da Silva
·La couleur des Blés – Blankass (ça c’est du nanan)
·Je cherche – Tarmac (pas la meilleure loin s’en faut, mais c’est tout ce que j’ai trouvé)
·Le Vent L’emportera – Noir Désir (c’est juste pour la comparaison)
De Sang Froid de Richard Brooks (1967) ma note : 12/20
Artistiquement :
En N&B. ça démarre fort avec une musique de générique en décalage total avec les images, je lui ai trouvé un petit air hitchcockien (tout le film d’ailleurs je lui trouve cet air). La qualité des prises d’un point de vue purement esthétique n’est pas renversante… par contre coté originalités le réalisateur a su se faire plaisir… et nous avec… on a une superposition de situations voire même de flash-back pour en rajouter un peu… cette technique a été reprise pour The Hours (que je conseille très très fort là), avec quelques petits effets spéciaux à bien savourer vue l’époque du film et surtout la fugacité… perso, j’ai repéré la voiture au début du film (quand ils partent faire le crime) qu’on a l’impression qu’elle décolle littéralement de la route, et quand Perry parle de son passé au prêtre, la pluie sur la vitre se reflète sur son visage et donne l’impression que ce sont ses larmes… ça c’est fort… comme c’est du N&B les jeux d’ombres & lumières sont plus visibles, reste à savoir s’ils étaient voulus… un coté psychologique bien démarré, mal terminé, c’est bien dommage, surtout pour un film de l’époque, c’était bien vu… un petit coté Broke Back Mountain de ce coté là… avec les mêmes « audaces » et mêmes « erreurs »… on n’hésite pas à aborder l’enfance bafouée, qui peut être cause d’êtres cassés, détruits et qui deviennent des tueurs… d’autre part, on nous épargne le récit du meurtre, on nous le montre de manière très suggestive, il n’y pas de scènes gores, ce qui n’en rend la situation que plus insupportable… j’avoue, que sur ce point Brooks, m’a scotchée à plusieurs reprises tant sa réalisation est suffocante, criante de sentiments véridiques qui pousse à la limite du malaise… mais c’est ça qui est bon dans le cinéma…
J’ai trouvé l’interprétation excellente, surtout pour des « newbies », les deux acteurs principaux étaient quasi inconnus… et la réalisation a su montrer l’horreur sur des gueules d’anges… fallait y arriver…
Après je modère mon engouement, si je puis dire, car j’ai trouvé beaucoup de longueurs… je pense que le livre est bien plus intéressant, pour de nombreuses raisons… même si Brooks se surpasse par moments, en ne cherchant pas à analyser le crime et l'enquête policière qui suivit, mais en proposant plutôt une réflexion sur le processus psychologique d'un tel crime… mais là aussi, j’y retrouve plus Capote… pour la petite histoire, il était très proche de cette affaire qu’il a suivi, il a même interrogé les assassins (c’est d’ailleurs une référence directe à lui qui est faite dans le film). Par contre on ne peut reprocher à brooks son souci du détail qu’il pousse au paroxysme, mais une fois encore c’est un film pas un documentaire et le coté très psycho propre à Capote aurait pu y avoir une place plus grande, le sujet s’y prêtait… c’est la raison de mon gros bémol… n’adapte pas Capote qui veut… que l’on bien d’accord ça reste un bon film (sans plus)…
Résumé :
L'histoire, inspirée d'un fait divers, de deux jeunes repris de justice qui, le 15 novembre 1959 à Holcomb, petite ville du Kansas, assassinèrent froidement une famille d'agriculteurs sans aucun mobile apparent mais pensant en fait trouver un coffre fort dans la maison familiale. De sang-froid est l'adaptation cinématographique d'un roman de Truman Capote paru en 1966 et basé sur des faits réels.
Les prochains posts vont être consacrés à plusieurs films qui m'ont été proposés ou que j'ai trouvé (seule comme une grande)... il y aura: - The Good German (moi) - De Sang Froid (Patrick Mottard) - Norway Of Life (moi) - Libera me (Joyele) - Roman de Gare (Callem)
Je commencerai donc par The Good German que j'ai vu il y a pas mal de temps now...
D'après le roman de Joseph Kanon.ma note : 14/20
(je vous en parlais à peine dans Le soleil la mer et Alexandra en mai durant le festival de Cannes eh bien le voilà !!)
Artistiquement:
C’est du lourd, c’est du bon!! Très peu de zik et quand il y en a elle transperce le corps… Ambiance glauque à souhait, étouffante au point qu’on a le sentiment d’être un des personnages, de vivre la situation… du N&B pour contraster mais aussi accentuer la dureté et la violence des situations… sensation de rappel à l’histoire, coté documentaire… prises en plan large, lent en mode photo très esthétique. D’autres prises sont aériennes, puis énormes jeux d’ombre et lumières. Enfin, d’autres prises en surexpo ou à contrario floues pour appeler le souvenir? Des acteurs authentiques et crédibles… l’humour (il y en a très peu) est sous forme de cynisme, exercice pas évident du tout… bref, d’un point de vue technique, pas mal de performances, pour un réalisateur habitué à du blockbuster…j'ai été bluffée et ça m'a fait plaisir... je recommande vivement...
Résumé:
Une bonne histoire bien ficelée sur un thème pas évident, tant il a déjà été visité et revisité… fallait le faire…
Alors que la Seconde guerre mondiale vient de s’achever, le journaliste de télévision américain Jake Geismar (Clooney) revient à Berlin, où il vécut avant d’être mis dehors par les Nazis. Mandaté pour couvrir la conférence de Potsdam, où Truman, Churchill et Staline se partageront le monde en zones d’influences, il retrouve une ancienne maîtresse, Lena Brandt (Blanchett méconnaissable), dont le mari, un scientifique allemand, est activement recherché par l’armée américaine et par l’armée russe. Lena cherche à fuir Berlin avec son mari, or, dans cette ville en ruines où tout s’achète au marché noir, Tully (Maguire), le chauffeur de Jake, jouit de contacts qui pourraient permettre cette évasion…
Et voilà !!! Encore une qui s’est cassée la figure !!! Bon qu’est-ce qu’elle fait ? Elle se relève ou pas ? Ouais bon apparemment il faut que j’aille l’aider… Merde je vais mouiller mon costume moi avec cette flotte… Bon, tu ne bouges pas, je la remets sur pieds et je reviens de suite…
Ca y est, elle repart… un peu bancale mais bon… Mon journal… où j’ai posé mon journal intime? Ah le voilà… Je disais donc… Ah oui… premier festival de Cannes…
Je me suis fait la promesse de choper un producteur… n’importe lequel, pourvu qu’il veuille bien produire mon film… Sauf, l’autre là qui fait des films comme qui dirait pas très conventionnels quoi… le genre de film où les dialogues et la mise en scène sont pas vraiment primés au festival de Cannes et surtout qui sont pas trop trop importants…
Nan parce que ça c’est un coup à se voir refusé ici mais même aux Hots d’or pour non respect des protocoles… Nan me faut un producteur… comment dire… enfin je me comprends… Alors… j’ai bien repéré tous les noms dans le journal du festival… je sais exactement qui vient, quand et dans quel hotel il est…
Bon, le problème, comment je vais m’y prendre… Hier, jour de repos, j’ai bien essayé d’aller sur place pour voir… faire un repérage des lieux en somme… que dalle… rien à faire … une foule… mais alors une foule…purée… impossible de simplement traverser la rue pour arriver jusqu’aux marches… tout simplement pas négociable… non il faut que je m’y prenne autrement… Pis franchement, j’ai pas aimé ça moi, tête inconnue dans une mer de têtes toutes aussi inconnues… j’avais l’impression d’être une chèvre du troupeau de Mr Seguin, sauf que moi je suis moins maline que la chèvre (quel constat !!) j’ai pas réussi à m’échapper… et ces vigiles tout partout qui vous poussent pour pas dépasser la ligne… le mur de Berlin est tombé, la ligne Maginot a été contournée, mais la petite bande blanche peinte par les ouvriers de la ville sur la chaussée à Cannes, personne ne peut la franchir celle là… J’aurai bien essayé de négocier avec l’un d’entre eux, mais avec tout ce monde pas possible d’avoir une conversation privée… Non faut que je m’y prenne autrement…
Qu’est-ce qu’il veut lui ? Il a pas vu l’écriteau ou quoi ? « Hôtel fermé pour cause travaux »… L’accès est accordé uniquement aux résidents privilégiés… Ceux qu’on n’a pas pu déloger en fait… Encore un touriste qui vient assister au festival et qu’a pas réservé ça… Bon il va me regarder combien de temps comme ça encore ? Qu’est-ce qu’il a le petit tonneau ? Y veut des toilettes ? L’a qu’à aller à coté… Qu’est-ce qu… merde c’est un clochard… ah nan hein, moi je donne plus !!! va faire la manche à coté (bah oui aussi)… Qu’est-ce qu’il…. ? Qu’est-ce que c’est ça ? Un papier? Il cherche une adresse peut-être… C’est même pas en français, gros malin… Ca doit être un réfugié politique ça… et pourquoi c’est moi qu’il vient voir ? je ressemble à une employée d’ambassade ou quoi ? Ah il se tire… tant mieux… aller hop, papier, poubelle….
« Come and see me tomorrow at the Palais des Festivals, I’ve read your screenplay and I’m interested... give this ticket to enter. George Lucas»*
* « Venez me voir demain au Palais de Festivals, j’ai lu votre scenario et je suis intéressé… donnez ce billet pour entrer. Georges Lucas »
Objet: Concours des jeunes réalisateurs
Cher participant(e),
Après lecture de votre scénario dont nous avons grandement apprécié la trame, nous sommes cependant au regret de vous annoncer que votre projet n’a pas été retenu… Nous vous encourageons malgré tout très vivement à persévérer dans cette voie…
Avec notre soutien les organisateurs du festival…
-Bon eh bien ce n’est encore pas cette année que je quitterai mon poste de concierge…
C'est le titre du nouveau single de Zazie tiré de l'album Totem... Pas particulièrement fan de cet auteur - compositeur je crois - ce qui m'a attirée dans cette chanson c'est d'abord la mélodie... ça m'a fait penser au groupe Malicorne (voui je fais tjs des rapprochements avec d'autres artistes... ), j'essaye de trouver un titre des Malicorne disponible pour vous proposer la comparaison... là je ne parle que d'un point de vue mélodique hein... et encore, ce ne sont que des sensations qui peuvent ne pas être perçues de la même façon par chacun... Ensuite, les paroles qui sont pas mal du tout, puis le clip... Les paroles, elles parlent d'elles mêmes (quelle étrangeté) je les mets après le clip vidéo, là en dessous... Le clip, c'est autre chose... réalisé par Ivan Attal, perso ça ne m'apporte pas grand chose, à part le film qu'il a fait avec Charlotte Gainsbourg je ne connais pas sa filmo... Coté esthétique, il y a de magnifiques prises de vue tant originales que techniques... quasi documentaire... Coté artistique, c'est très très recherché et bourré de symboles... on pourrait se contenter du clip sans rien dessus... C'est la 2ème version, la 1ère, on la voit entrer dans la voiture d'un type qu'elle a arrêté pour écouter cette chanson... ça le fait beaucoup moins, mais bon chacun ses gouts aussi...
Alors, avant que l'on me taxe de féministe chienne de garde, je tiens à préciser que je ne vois absolument pas ce titre comme une ode à la femme... mais plutôt comme une dénonciation de l'Homme Humain dans son Histoire...
Le clip:
Les paroles: Je suis un homme de Cro-Magnon Je suis un singe ou un poisson Sur la Terre en toute saison Moi je tourne en rond, je tourne en rond.
Je suis un seul puis des millions Je suis un homme au coeur de lion A la guerre en toute saison Moi je tourne en rond, je tourne en rond.
Je suis un homme plein d'ambition Belle voiture et belle maison Dans la chambre ou dans le salon Moi je tourne en rond, je tourne en rond.
Je fais l'amour et la révolution Je fais le tour de la question J'avance, avance à reculons Et je tourne en rond, je tourne en rond.
Tu vois, j'suis pas un homme, Je suis le roi de l'illusion Au fond, qu'on me pardonne Je suis le roi, le roi des cons.
Je fais le monde à ma façon Coulé dans l'or et le béton Corps en cage, jeté en prison Moi je tourne en rond, je tourne en rond.
Assis devant ma télévision Je suis de l'homme, la négation Pur produit de consommation Oui, mon compte est bon Mon compte est bon.
Tu vois, j' suis pas un homme, Je suis le roi de l'illusion Au fond, qu'on me pardonne Je suis le roi, le roi des cons.
C'est moi, le maître du feu, Le maître du jeu, le maître du monde Et vois ce que j'en ai fait, Une Terre glacée, une Terre brûlée, La Terre des hommes que les hommes abandonnent.
Je suis un homme au pied du mur Comme une erreur de la nature Sur la Terre sans d'autres raisons Moi je tourne en rond, je tourne en rond.
Je suis un homme et je mesure Toute l'horreur de ma nature Pour ma peine, ma punition, Moi je tourne en rond, je tourne en rond
Je suis un homme et je mesure Toute l'horreur de ma nature Pour ma peine, ma punition, Moi je tourne en rond, je tourne en rond
Comment ne pas affreusement culpabiliser face à l’excessivité et l’aberration de ces sentiments si violents que l’on sait, que l’on croit, que l’on espère, que l’on veut si sincères, honnêtes et loyaux ?
Et plus loyal que l’amour qu’existe-t-il ?
Toutefois, plus on aime et moins on veut partager… moins on ne laisse de liberté… plus on enferme les autres et soi même…plus on récuse… plus on devient égoïste et puant d’immondice caractériel, refusant jusqu’à l’éventualité même d’une fausse note de la part de notre intégrité émotionnelle dans cette potentialité là…
J’aime, je ne peux donc pas faire de mal…
Et pourtant…
La personne tant aimée ne lui veut on pas son bonheur dit on ? Même si celui-ci ne revêt pas nos traits ? Par cet amour si farceur qui nous oblige, bouffon grotesque d’injustice, à laisser de la place pour s’unir entre adversaires de sentiment à aimer l’être cher, ne doit on pas accepter le partage ?
Paradoxe…et cruel dilemme…
Laisser partir dans les bras ennemis, ne serait-ce que partiellement, la lumière de nos hantises, le feu de nos veines, le veilleur de nos terreurs… quelle idée insupportable, insoutenable d’injustice, intolérable d’iniquité face à tant de dévotion jamais remise en doute…
Et pourtant… n’est-ce pas là, la plus parfaite preuve du sentiment… ? N’est-ce pas là, la plus grandiose manifestation d’amour ? Aimer non pas pour voir partir cet être unique, maispour le laisser avancer sans les béquilles que l’on voudrait être… même pour le vivre plus fort, même pour être plus près et sentir mieux encore cet indispensable parfum de nos jours… ne pas le blesser pour mieux le soigner ensuite…l’accompagner… encore et toujours…ne pas s’aimer par lui mais l’aimer par soi…
Et bien qu’il n’y ait rien de plus égoïste, d’hypocrite et d’égocentrique que de se croire la seule personne responsable du bonheur de son amour c’est avec cette ferveur là que l’homme fonde son sentiment…Persuadé et encouragé par la conviction que la pureté de son émotion incontestablement inattaquable et irréfutablement criante de réalité sincère ne peut être dans le faux…
Il ne récupère alors que les poussières des échanges silencieux et mutilés qu’il aura si farouchement muselés… que l’être si ardemment aimé ne lui donnera pas de son fait, ne le lui accordera pas pour autant… quelle satisfaction…
Mais il reste l’heureux propriétaire du tas de cendres qu’il a généré… tout va bien…
Qui a dit qu’il était facile d’aimer… ?
Qui a dit que parce que je t’aime je deviens ta raison de vivre ? Ton essence ? Qui a dit que t’aimer fera de moi la raison, la provenance, l’origine, la cause, l’unique source de tes joies, de tes sensations…
C’est plus de la fusion là… c’est de la fonte…
Aimer, c’est tout donner… même la liberté d’aimer quelqu’un d’autre… et ne prendre que ce qui est offert…Aimer, ça paraît parfois bien cynique de despotisme, d’inégalité, d’injustice et pourtant si sincère de paradoxale et invraisemblable répartitif partage…
28.11.02 (non ce ne sont pas les chiffres du loto)