dimanche 22 juillet 2007

Blogo épileptik...

hier après le bain de mer... eh oui, le sel ce n'est pas bon pour mon poil...

Bon, suis dsl mais j'avoue n'avoir pas des masses de temps en ce moment pour faire des posts comme je le souhaiterais... mais je vous promets que dès que j'ai un instant je vous fais de beaux posts... et surtout je finis les 5 films dont j'ai commencé la critique, dont une attendue par Joyele... je sais, je sais... :)))

Pour vous faire patienter, je tâcherai de vous mettre une petite pensée durant mon absence...

en attendant, quelques infos sur l'actualité, très très mais alors très importantes...
- Evitez de partir en pèlerinage cet été, Dieu semble être en vacance déjà...
- Evitez les pays de l'Est aussi là-bas cet été c'est canicule en ce moment... quand on sait que vacances en russe c'est kanikouli ça fait réfléchir...
- Evitez Vancouver aussi !! Un village proche de la grande ville bataille pour obtenir le label "Sans portable"... alors les accros du clapet qui vibre, sonne et meugle bah oubliez le coin hein...
- Naomi Watts a organisé ce samedi 21 juillet une « baby shower ». Il s´agit d´une petite fête traditionnellement organisée aux USA avant l´arrivée d´un nouveau-né... on s'en tamponne mais d'une force !!! Enfin, je pensais, mais non des gens aiment savoir "ça"...donc voilà, pas sectaire (mouhaha) je fais plaisir à tout le monde...
- Laly revient sur son aventure à Secret Story dans le Parisien! ça c'est de l'info comme je l'aime... c'est qui ça Laly d'abord? c'est où Secret Story? à coté de DisneyLand?
- Le septuple champion du monde allemand Michael Schumacher a inauguré sur le Nürburgring un enchaînement de virages baptisé désormais "S de Michael Schumacher", dimanche à moins d'une heure du départ du Grand Prix d'Europe de Formule 1. A défaut d'une place, d'une rue, d'un chemin... bah lui il donne son nom à un virage... et original il fait le monsieur... S qu'il s'appelle le virage... j'ai des craintes pour les noms de ses enfants...
- KABOUL - Folie planétaire oblige, une cinquantaine de travailleurs étrangers en service en Afghanistan ont pu obtenir le dernier volet des aventures de Harry Potter le jour de sa sortie mondiale, samedi. (gni? mpff grnnnn kldjhfdshf) <<<<>

Et faites attention à ce que vous croisez dans la rue... ce n'est pas toujours ce que l'on croit voir... par exemple là, êtes vous sur(e)s de ce que vous voyez? réponse un peu plus loin...

On savait qu'il y avait Jésus... Puis St Pier et maintenant « Lui »…

trompe l'oeil...

nous sommes venus en paix...


collection canicule 2007...? Cliquez sur l’image pour l’agrandir (et comprendre…)



quoi que vous ayez vu plus haut (on se demande d'ailleurs hein) ce n'était pas ça... eh oui, c'est dur... je sais...


mercredi 18 juillet 2007

Notre armée de 13 singes...

Je ne parle jamais de politique.... j'ai pour habitude de n'aborder que ce que je maitrise et/ou dont j'ai un minimum de connaissance, dans le cas contraire j'écoute ceux qui savent... la politique n'en fait pas partie (des sujets que je maitrise... c'est un euphémisme même)... mais là c'est un peu différent... c'est pas vraiment politique, parce que je ne vais pas m'étendre sur les tenants et les aboutissants, je vais juste avoir une petite réflexion personnelle qui m'est subitement venue comme ça, pof, sans prévenir en lisant et écoutant les informations...
Le Comité Des Sages !!! The 13 Wises Comittee!! boudiou !! ça le fait non?
Sur le Tchat de Wanadobe il y avait un comité des singes aussi... et ils étaient 13... aussi... j'en déduis que notre président a du aller surfer sur les Tchats un certain temps... nan bon d'accord j'deconne...
il y a le W3C qui a aussi son comité de singes mais eux son 8... on est toujours dans la sphère internet...
puis il y a le comité des singes de Sotteville (je n'invente rien, dixit google) constitué de 13 sottevillais... hrmm hrmm

En fait, je me suis demandée comment notre président en était arrivé à cette décision de "Comité de Singes"? Oups, de Sages...
ma première pensée fut: "L'Armée des 12 singes" forcément...
"En 2010, la Terre est dévastée et les hommes vivent sous terre pour survivre. En effet, en 2007, une monstrueuse épidémie se propage et tue des millions de gens (Paco le voyant illuminé l'avait prédit mais personne ne l'a cru... tsss). Le gouvernement des survivants (les directions n'existent plus, droite, gauche centre pffftt a pu) veulent en savoir plus sur les raisons de cette épidémie. Jack Lang est alors choisi pour retourner dans le passé afin d'enquêter. Mais le voyage dans le temps n'est pas encore parfaitement maitrisé, Lang se retrouve 6 ans avant l'épidémie. Là, il fait la connaissance de Balladur, un malade mental interné dans un hôpital psychiatrique, et d'une psychiatre, Anne Levade (c'est la seule femme, l'a pas cherché la parité sur ce coup là le pin's). Il leur parle alors de l'Armée des 12 Singes, un organisme qui serait responsable de la propagation de virus. hein hein... tout s'explique !!!

Seulement voilà... sont 13 les nôtres... ça me travaillait cette histoire de chiffre qui ne tombe pas rond... chiffre premier en plus... et j'ai trouvé !! C’est Jésus !! Les apôtres !! je croyais qu'il se prenait pour César, Napoléon et d'autres que je vais éviter de citer... mais non !! C’est Jésus son modèle !! dans sa chambre il a des posters grandeur nature (enfin non pas trop ça lui fait peur sinon...)

Seulement voilà, maintenant je me pose une autre question existentielle... mais qui est Judas alors?

Je vais suivre cette affaire de très près et vous tiendrai au courant évidemment !!!!


mardi 17 juillet 2007

Roquesteron....

Un pti clin d'oeil à Clodio et ses photos qui méritent qu'on aille les voir... "Clodio en promenade"
Les miennes sont plus modestes...





















lundi 16 juillet 2007

La Norvège c'est pas que...

les omelettes...
et pour preuve, ce petit bijou!! un pur bonheur... ça c'est du lourd, du bon, du vrai, du béton bref du cinéma comme je l'aime !!!!

Norway Of Life de Jens Lien ma note : 18/20

Artistiquement :

Ce type est tout simplement un génie !! des images violentes… très… (âmes sensibles s’abstenir), d’autant plus violentes que, rien, mais alors rien ne les annonce… on se les prend dans le cerveau comme une baffe de cowboy et wouuuh, ça décoiffe !! Mais ce n’est pas gratos !! C’est là que se situe une grande partie de SA différence… rien n’est fait au hasard et chaque frame, chaque son a sa place, sa signification, sa symbolique…

Dès les premières images on pense Kaurismaki sous amphétamine, Von Trier cloné Tarantino matiné Ferrara, puis non ça a la saveur d’un Reygadas givré, avec un arrière gout de frères Polish sous LSD… De son propre aveu, il se contente de « puiser dans l’esthétique de Roy Anderson », mais en fait, c’est simple, tous les mammouths du cinéma mondial sont en lui !!!! Des tons pâles limite gris avec une palette de couleurs étroite, des décors simplistes qui accentuent la vie des personnages. Les mouvements de caméra sont très lents, pas de rythme soutenu… on est en permanence au bord de l'asphyxie.

Un petit plus que le réalisateur n’a pas calculé c’est la ressemblance de son personnage principal avec Stephane Bern, ça vaut le détour… le chroniqueur des têtes couronnées en cadre complètement largué dans un monde qui ne lui correspond plus et qu’il ne comprend pas, ça le fait !!

Une scène de repas m’a fait particulièrement sourire, avec des verres à vin d’une taille singulièrement anormale sans que cela ne pose de problème à personne, ça m’a rappelé un air de cithare joué il y a peu tout près de chez nous… et je me suis rendue compte à l’occasion qu’il avait des reflets très prononcés d’un Buñuel d’une époque que j’aime beaucoup, notamment celui des années 70…

Un humour noir à couper à la tronçonneuse, mais aussi et surtout un superbe hymne à la vie, bourré de coups de poing à la face de l’amorphisme…

Il n’y a pas à dire, pour faire passer des messages d’une telle force les nordiques sont assurément très doués… images, sons, lumières, couleurs, symboles, ils utilisent TOUT de façon exponentielle et nous en mettent plein les neurones…

Je n’avais pas vu un aussi bon film depuis « Les Frères Falls » et « Northfork » des frères Polish… évidemment je le recommande vivement…

Pour ceux qui ont besoin d’être rassurés par les récompenses, ils vont être servis…

grand vainqueur de l'édition 2007 du Festival du Film Fantastique de Gérardmer avec quatre récompenses : le Grand Prix, le Prix de la Critique Internationale, le Prix du Jury Jeunes et Prix du Jury Sci Fi. En plus de ses prix à Gérardmer, il a remporté le Prix ACID en mai 2006 à Cannes. Le film s'est également vu décerner trois Amanda Awards (l'équivalent norvégien de nos César) : Meilleur acteur, Meilleur réalisateur et Meilleur scénario.

Résumé :

Andréas se retrouve dans une ville étrange après s’être suicidé. Il ignore comment il est arrivé là. On lui remet un emploi, un appartement et même une femme. Tout semble être parfait dans le meilleur des mondes… Très vite, pourtant, il s'aperçoit qu'il y a quelque chose qui cloche. Tentant de s'enfuir, il découvre que la ville est sans issues et surtout qu’elle n’a ni entrée, ni sortie. Il fait la connaissance d’Hugo qui à découvert dans un mur de sa cave un trou dont s'échappent de merveilleux sons.


mardi 10 juillet 2007

Entr'act...

Glace ou fraises Tagada?
bah ce sera zik... voui pour changer...



J'ai choisi de vous parler d'un chanteur que je viens de découvrir... Da Silva et son Averse...
Alors des points positifs et des bémols évidemment, ça ne serait pas drôle sinon si un chanteur faisait quelque chose de vraiment bien sur toute la ligne hein...
Le positif c'est que dès la première écoute j'ai pensé à Tarmac, l'ancien chanteur de Louise Attaque, et ça m’a fait plaisir… puis je me suis dit que quelque chose clochait... et pour cause... c'est la faiblesse des paroles et une musique plus Blankass que Tarmac... mais la balance restant positive je me dis "tiens" un nouveau petit souffle de ce coté... car il faut dire que tous ces chanteurs ont légèrement déserté les ondes depuis quelques temps...
Puis j'ai vu le clip, et là gros bémol… grosse inspiration Noir Désir sur le clip « Le Vent L’emportera », c'est dingue ça, comment se fait il que les chanteurs ne soient pas en mesure de faire des clips bien à eux?

Bon, je ne vais quand même pas faire ma "rabatteuse" de joie et je reste tout de même positive sur ce morceau qui sort malgré tout du lot de merdasses dont on nous gave à longueur d'années... J’en profite donc pour conseiller fortement Blankass et Tarmac, un groupe et un chanteur solo (vous l’aviez compris, ah… ok je n’insiste pas alors…) si vous aimez l’alternatif qui se la pète pas, c’est pour vous…

Et 4 clips :

· L’averse - Da Silva


· La couleur des Blés – Blankass (ça c’est du nanan)


· Je cherche – Tarmac (pas la meilleure loin s’en faut, mais c’est tout ce que j’ai trouvé)


· Le Vent L’emportera – Noir Désir (c’est juste pour la comparaison)


lundi 9 juillet 2007

Capote adapté... à l'écran


De Sang Froid de Richard Brooks (1967) ma note : 12/20

Artistiquement :

En N&B. ça démarre fort avec une musique de générique en décalage total avec les images, je lui ai trouvé un petit air hitchcockien (tout le film d’ailleurs je lui trouve cet air). La qualité des prises d’un point de vue purement esthétique n’est pas renversante… par contre coté originalités le réalisateur a su se faire plaisir… et nous avec… on a une superposition de situations voire même de flash-back pour en rajouter un peu… cette technique a été reprise pour The Hours (que je conseille très très fort là), avec quelques petits effets spéciaux à bien savourer vue l’époque du film et surtout la fugacité… perso, j’ai repéré la voiture au début du film (quand ils partent faire le crime) qu’on a l’impression qu’elle décolle littéralement de la route, et quand Perry parle de son passé au prêtre, la pluie sur la vitre se reflète sur son visage et donne l’impression que ce sont ses larmes… ça c’est fort… comme c’est du N&B les jeux d’ombres & lumières sont plus visibles, reste à savoir s’ils étaient voulus… un coté psychologique bien démarré, mal terminé, c’est bien dommage, surtout pour un film de l’époque, c’était bien vu… un petit coté Broke Back Mountain de ce coté là… avec les mêmes « audaces » et mêmes « erreurs »… on n’hésite pas à aborder l’enfance bafouée, qui peut être cause d’êtres cassés, détruits et qui deviennent des tueurs… d’autre part, on nous épargne le récit du meurtre, on nous le montre de manière très suggestive, il n’y pas de scènes gores, ce qui n’en rend la situation que plus insupportable… j’avoue, que sur ce point Brooks, m’a scotchée à plusieurs reprises tant sa réalisation est suffocante, criante de sentiments véridiques qui pousse à la limite du malaise… mais c’est ça qui est bon dans le cinéma…

J’ai trouvé l’interprétation excellente, surtout pour des « newbies », les deux acteurs principaux étaient quasi inconnus… et la réalisation a su montrer l’horreur sur des gueules d’anges… fallait y arriver…

Après je modère mon engouement, si je puis dire, car j’ai trouvé beaucoup de longueurs… je pense que le livre est bien plus intéressant, pour de nombreuses raisons… même si Brooks se surpasse par moments, en ne cherchant pas à analyser le crime et l'enquête policière qui suivit, mais en proposant plutôt une réflexion sur le processus psychologique d'un tel crime… mais là aussi, j’y retrouve plus Capote… pour la petite histoire, il était très proche de cette affaire qu’il a suivi, il a même interrogé les assassins (c’est d’ailleurs une référence directe à lui qui est faite dans le film). Par contre on ne peut reprocher à brooks son souci du détail qu’il pousse au paroxysme, mais une fois encore c’est un film pas un documentaire et le coté très psycho propre à Capote aurait pu y avoir une place plus grande, le sujet s’y prêtait… c’est la raison de mon gros bémol… n’adapte pas Capote qui veut… que l’on bien d’accord ça reste un bon film (sans plus)…

Résumé :

L'histoire, inspirée d'un fait divers, de deux jeunes repris de justice qui, le 15 novembre 1959 à Holcomb, petite ville du Kansas, assassinèrent froidement une famille d'agriculteurs sans aucun mobile apparent mais pensant en fait trouver un coffre fort dans la maison familiale. De sang-froid est l'adaptation cinématographique d'un roman de Truman Capote paru en 1966 et basé sur des faits réels.

vendredi 6 juillet 2007

The Good German

Les prochains posts vont être consacrés à plusieurs films qui m'ont été proposés ou que j'ai trouvé (seule comme une grande)... il y aura:
- The Good German (moi)
- De Sang Froid (Patrick Mottard)
- Norway Of Life (moi)
- Libera me (Joyele)
- Roman de Gare (Callem)

Je commencerai donc par The Good German que j'ai vu il y a pas mal de temps now...

D'après le roman de Joseph Kanon. ma note : 14/20

(je vous en parlais à peine dans Le soleil la mer et Alexandra en mai durant le festival de Cannes eh bien le voilà !!)

Artistiquement:

C’est du lourd, c’est du bon!! Très peu de zik et quand il y en a elle transperce le corps… Ambiance glauque à souhait, étouffante au point qu’on a le sentiment d’être un des personnages, de vivre la situation… du N&B pour contraster mais aussi accentuer la dureté et la violence des situations… sensation de rappel à l’histoire, coté documentaire… prises en plan large, lent en mode photo très esthétique. D’autres prises sont aériennes, puis énormes jeux d’ombre et lumières. Enfin, d’autres prises en surexpo ou à contrario floues pour appeler le souvenir? Des acteurs authentiques et crédibles… l’humour (il y en a très peu) est sous forme de cynisme, exercice pas évident du tout… bref, d’un point de vue technique, pas mal de performances, pour un réalisateur habitué à du blockbuster…j'ai été bluffée et ça m'a fait plaisir... je recommande vivement...

Résumé:

Une bonne histoire bien ficelée sur un thème pas évident, tant il a déjà été visité et revisité… fallait le faire…

Alors que la Seconde guerre mondiale vient de s’achever, le journaliste de télévision américain Jake Geismar (Clooney) revient à Berlin, où il vécut avant d’être mis dehors par les Nazis. Mandaté pour couvrir la conférence de Potsdam, où Truman, Churchill et Staline se partageront le monde en zones d’influences, il retrouve une ancienne maîtresse, Lena Brandt (Blanchett méconnaissable), dont le mari, un scientifique allemand, est activement recherché par l’armée américaine et par l’armée russe. Lena cherche à fuir Berlin avec son mari, or, dans cette ville en ruines où tout s’achète au marché noir, Tully (Maguire), le chauffeur de Jake, jouit de contacts qui pourraient permettre cette évasion…

jeudi 5 juillet 2007

Cannes Première


Et voilà !!! Encore une qui s’est cassée la figure !!! Bon qu’est-ce qu’elle fait ? Elle se relève ou pas ? Ouais bon apparemment il faut que j’aille l’aider… Merde je vais mouiller mon costume moi avec cette flotte… Bon, tu ne bouges pas, je la remets sur pieds et je reviens de suite…

Ca y est, elle repart… un peu bancale mais bon… Mon journal… où j’ai posé mon journal intime? Ah le voilà… Je disais donc… Ah oui… premier festival de Cannes…

Je me suis fait la promesse de choper un producteur… n’importe lequel, pourvu qu’il veuille bien produire mon film… Sauf, l’autre là qui fait des films comme qui dirait pas très conventionnels quoi… le genre de film où les dialogues et la mise en scène sont pas vraiment primés au festival de Cannes et surtout qui sont pas trop trop importants…

Nan parce que ça c’est un coup à se voir refusé ici mais même aux Hots d’or pour non respect des protocoles… Nan me faut un producteur… comment dire… enfin je me comprends… Alors… j’ai bien repéré tous les noms dans le journal du festival… je sais exactement qui vient, quand et dans quel hotel il est…

Bon, le problème, comment je vais m’y prendre… Hier, jour de repos, j’ai bien essayé d’aller sur place pour voir… faire un repérage des lieux en somme… que dalle… rien à faire … une foule… mais alors une foule…purée… impossible de simplement traverser la rue pour arriver jusqu’aux marches… tout simplement pas négociable… non il faut que je m’y prenne autrement… Pis franchement, j’ai pas aimé ça moi, tête inconnue dans une mer de têtes toutes aussi inconnues… j’avais l’impression d’être une chèvre du troupeau de Mr Seguin, sauf que moi je suis moins maline que la chèvre (quel constat !!) j’ai pas réussi à m’échapper… et ces vigiles tout partout qui vous poussent pour pas dépasser la ligne… le mur de Berlin est tombé, la ligne Maginot a été contournée, mais la petite bande blanche peinte par les ouvriers de la ville sur la chaussée à Cannes, personne ne peut la franchir celle là… J’aurai bien essayé de négocier avec l’un d’entre eux, mais avec tout ce monde pas possible d’avoir une conversation privée… Non faut que je m’y prenne autrement…

Qu’est-ce qu’il veut lui ? Il a pas vu l’écriteau ou quoi ? « Hôtel fermé pour cause travaux »… L’accès est accordé uniquement aux résidents privilégiés… Ceux qu’on n’a pas pu déloger en fait… Encore un touriste qui vient assister au festival et qu’a pas réservé ça… Bon il va me regarder combien de temps comme ça encore ? Qu’est-ce qu’il a le petit tonneau ? Y veut des toilettes ? L’a qu’à aller à coté… Qu’est-ce qu… merde c’est un clochard… ah nan hein, moi je donne plus !!! va faire la manche à coté (bah oui aussi)… Qu’est-ce qu’il…. ? Qu’est-ce que c’est ça ? Un papier? Il cherche une adresse peut-être… C’est même pas en français, gros malin… Ca doit être un réfugié politique ça… et pourquoi c’est moi qu’il vient voir ? je ressemble à une employée d’ambassade ou quoi ? Ah il se tire… tant mieux… aller hop, papier, poubelle….

« Come and see me tomorrow at the Palais des Festivals, I’ve read your screenplay and I’m interested... give this ticket to enter. George Lucas»*

* « Venez me voir demain au Palais de Festivals, j’ai lu votre scenario et je suis intéressé… donnez ce billet pour entrer. Georges Lucas »

Objet: Concours des jeunes réalisateurs

Cher participant(e),

Après lecture de votre scénario dont nous avons grandement apprécié la trame, nous sommes cependant au regret de vous annoncer que votre projet n’a pas été retenu… Nous vous encourageons malgré tout très vivement à persévérer dans cette voie…

Avec notre soutien les organisateurs du festival…

- Bon eh bien ce n’est encore pas cette année que je quitterai mon poste de concierge…

mercredi 4 juillet 2007

Je suis un homme...

C'est le titre du nouveau single de Zazie tiré de l'album Totem... Pas particulièrement fan de cet auteur - compositeur je crois - ce qui m'a attirée dans cette chanson c'est d'abord la mélodie... ça m'a fait penser au groupe Malicorne (voui je fais tjs des rapprochements avec d'autres artistes... ), j'essaye de trouver un titre des Malicorne disponible pour vous proposer la comparaison... là je ne parle que d'un point de vue mélodique hein... et encore, ce ne sont que des sensations qui peuvent ne pas être perçues de la même façon par chacun...
Ensuite, les paroles qui sont pas mal du tout, puis le clip...
Les paroles, elles parlent d'elles mêmes (quelle étrangeté) je les mets après le clip vidéo, là en dessous...
Le clip, c'est autre chose... réalisé par Ivan Attal, perso ça ne m'apporte pas grand chose, à part le film qu'il a fait avec Charlotte Gainsbourg je ne connais pas sa filmo...
Coté esthétique, il y a de magnifiques prises de vue tant originales que techniques... quasi documentaire...
Coté artistique, c'est très très recherché et bourré de symboles... on pourrait se contenter du clip sans rien dessus...
C'est la 2ème version, la 1ère, on la voit entrer dans la voiture d'un type qu'elle a arrêté pour écouter cette chanson... ça le fait beaucoup moins, mais bon chacun ses gouts aussi...

Alors, avant que l'on me taxe de féministe chienne de garde, je tiens à préciser que je ne vois absolument pas ce titre comme une ode à la femme... mais plutôt comme une dénonciation de l'Homme Humain dans son Histoire...

Le clip:





Les paroles:
Je suis un homme de Cro-Magnon
Je suis un singe ou un poisson
Sur la Terre en toute saison
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

Je suis un seul puis des millions
Je suis un homme au coeur de lion
A la guerre en toute saison
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

Je suis un homme plein d'ambition
Belle voiture et belle maison
Dans la chambre ou dans le salon
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

Je fais l'amour et la révolution
Je fais le tour de la question
J'avance, avance à reculons
Et je tourne en rond, je tourne en rond.

Tu vois, j'suis pas un homme,
Je suis le roi de l'illusion
Au fond, qu'on me pardonne
Je suis le roi, le roi des cons.

Je fais le monde à ma façon
Coulé dans l'or et le béton
Corps en cage, jeté en prison
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

Assis devant ma télévision
Je suis de l'homme, la négation
Pur produit de consommation
Oui, mon compte est bon
Mon compte est bon.

Tu vois, j' suis pas un homme,
Je suis le roi de l'illusion
Au fond, qu'on me pardonne
Je suis le roi, le roi des cons.

C'est moi, le maître du feu,
Le maître du jeu, le maître du monde
Et vois ce que j'en ai fait,
Une Terre glacée, une Terre brûlée,
La Terre des hommes que les hommes abandonnent.

Je suis un homme au pied du mur
Comme une erreur de la nature
Sur la Terre sans d'autres raisons
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

Je suis un homme et je mesure
Toute l'horreur de ma nature
Pour ma peine, ma punition,
Moi je tourne en rond, je tourne en rond

Je suis un homme et je mesure
Toute l'horreur de ma nature
Pour ma peine, ma punition,
Moi je tourne en rond, je tourne en rond

Moi je tourne en rond, je tourne en rond

dimanche 1 juillet 2007

Coupable


Comment ne pas affreusement culpabiliser face à l’excessivité et l’aberration de ces sentiments si violents que l’on sait, que l’on croit, que l’on espère, que l’on veut si sincères, honnêtes et loyaux ?

Et plus loyal que l’amour qu’existe-t-il ?

Toutefois, plus on aime et moins on veut partager… moins on ne laisse de liberté… plus on enferme les autres et soi même…plus on récuse… plus on devient égoïste et puant d’immondice caractériel, refusant jusqu’à l’éventualité même d’une fausse note de la part de notre intégrité émotionnelle dans cette potentialité là…

J’aime, je ne peux donc pas faire de mal…

Et pourtant…

La personne tant aimée ne lui veut on pas son bonheur dit on ? Même si celui-ci ne revêt pas nos traits ? Par cet amour si farceur qui nous oblige, bouffon grotesque d’injustice, à laisser de la place pour s’unir entre adversaires de sentiment à aimer l’être cher, ne doit on pas accepter le partage ?

Paradoxe…et cruel dilemme…

Laisser partir dans les bras ennemis, ne serait-ce que partiellement, la lumière de nos hantises, le feu de nos veines, le veilleur de nos terreurs… quelle idée insupportable, insoutenable d’injustice, intolérable d’iniquité face à tant de dévotion jamais remise en doute…

Et pourtant… n’est-ce pas là, la plus parfaite preuve du sentiment… ? N’est-ce pas là, la plus grandiose manifestation d’amour ? Aimer non pas pour voir partir cet être unique, mais pour le laisser avancer sans les béquilles que l’on voudrait être… même pour le vivre plus fort, même pour être plus près et sentir mieux encore cet indispensable parfum de nos jours… ne pas le blesser pour mieux le soigner ensuite…l’accompagner… encore et toujours…ne pas s’aimer par lui mais l’aimer par soi…

Et bien qu’il n’y ait rien de plus égoïste, d’hypocrite et d’égocentrique que de se croire la seule personne responsable du bonheur de son amour c’est avec cette ferveur là que l’homme fonde son sentiment…Persuadé et encouragé par la conviction que la pureté de son émotion incontestablement inattaquable et irréfutablement criante de réalité sincère ne peut être dans le faux…

Il ne récupère alors que les poussières des échanges silencieux et mutilés qu’il aura si farouchement muselés… que l’être si ardemment aimé ne lui donnera pas de son fait, ne le lui accordera pas pour autant… quelle satisfaction…

Mais il reste l’heureux propriétaire du tas de cendres qu’il a généré… tout va bien…

Qui a dit qu’il était facile d’aimer… ?

Qui a dit que parce que je t’aime je deviens ta raison de vivre ? Ton essence ? Qui a dit que t’aimer fera de moi la raison, la provenance, l’origine, la cause, l’unique source de tes joies, de tes sensations…

C’est plus de la fusion là… c’est de la fonte…

Aimer, c’est tout donner… même la liberté d’aimer quelqu’un d’autre… et ne prendre que ce qui est offert…Aimer, ça paraît parfois bien cynique de despotisme, d’inégalité, d’injustice et pourtant si sincère de paradoxale et invraisemblable répartitif partage…



28.11.02 (non ce ne sont pas les chiffres du loto)

samedi 30 juin 2007

Kalem


Les ailes d’Icare ont failli me bruler pour ne jamais me relever

Et seul le désir de voler pour vous retrouver m’a sauvée

De l’abysse de mes désespoirs je vous ai envoyé mes SOS mutiques

Et seul le silence a évidemment répondu à tous mes cantiques

Du sommet de mes joies les plus douloureuses je vous ai crié

Et seul l’écho inévitablement a rétorqué l’absence injustifiée

Voler, il le faut pour apprendre à marcher

Tomber, il le faut pour après se ré-envoler…

Dans la douleur de mes chutes je vous ai pleuré

Et seule la douleur a consenti m’accompagner

Dans la douceur de mes envolées je vous ai souhaité

Et seules les ailes du vide et du manque m’ont entourée

Pourtant, le fil d’Ariane ne s’est jamais rompu, jamais…

L’élixir de vie dans nos veines, dans nos vides a continué de couler …

Ne disparaissez jamais plus… jamais…

Mon cœur ne serait qu’une plaie…

Mon âme ne vous pardonnerait… pour toujours…

A Kalem, dont la générosité est si pléthorique qu’elle transcende tous les maux que peut porter cette planète… dont la beauté est telle que si Dieu existait, il s’appellerait Kalem…

jeudi 28 juin 2007

3’28 x2

Attablé à un bar en sirotant un café en cette fin d’après-midi de printemps, je regarde les rayons du soleil se promener sur les toits et les cimes de la ville.

L’ambiance avec mon imagination aidant a quelque chose de feutrée, d’intemporelle… je suis téléporté ailleurs tout en restant là bien ancré…

La télé du bar a la bonne idée de passer un tube qui a quelques années ; 7 seconds de Youssou’N Dour et Neneh Cherry. Mon voyage s’accélère. Les sens ont ce pouvoir magique, même si parfois la madeleine de Proust a des arrières gouts de moisi…

Là ce n’est pas le cas, je m’envole en trajectoire directe vers un passé incertain mais dont je garde de bons souvenirs, il semblerait… Je me retrouve petit, en banlieue parisienne, quand je passais des heures à scruter le ciel gris en guettant la moindre percée du bleu salvateur et en priant de toute la véhémence de mon imagination, déjà bien trempée, pour être happé, avalé, emporté dans le grand duvet bleu… je me suis toujours demandé pourquoi le ciel n’est pas vert. Un soleil jaune et un ciel bleu ça doit devenir vert normalement… bah non ! ça reste bleu… En fait, depuis j’ai appris que la lumière du soleil est blanche et non jaune, que dans l’air il y a de l’azote, que c’est ça qui est bleu, et que le soleil l’éclaire… (ça c’est pour ceux que le doute a subitement envahi…)

Je retrouve instantanément dans ce ciel bleu, à plus de mille bornes de celui de Paris les même repères, les mêmes couleurs, les mêmes chaleurs dans ma ville actuelle… et ça, 45 ans après mes premiers émois célestes.

La musique me propulse vers d’autres lieux, d’autres émotions… je suis plus vieux, pas de beaucoup et je drague à tout va… période féerique dans la vie d’un être humain… les premiers (faux) pas vers l’autre sur ce genre de musique sésame…des printemps, des étés… je ne sais plus lesquels…

Mes souvenirs affluent sans que j’y prenne garde. Les bons, les mauvais. Je laisse faire. La balance reste positive. Je suis toujours en émoi, c’est le principal. Je sais que dès la fin du morceau tout va se briser, invisible mur de glace qui va fondre d’un seul coup d’un seul et me rejeter sans ménagement sur la grève de la réalité… je m’accroche désespérément au moment d’intimité solitaire quasi-religieux. J’imagine que je remets la musique. La même. Mais non le charme sera rompu. Je sais que je peux les vivre sur commande ces instants. J’ai appris, il y a bien longtemps. Mais celui-là est différent… particulier… il est venu à moi de lui-même… tout seul… c’est ce qui m’émeut par-dessus tout.

Même le ballet chaotique et asynchrone des voitures me réjouit. Elles sont belles avec leur poussière dégradante et leur couleur douteuse. Je ne vois pas les gens, ils sont bien là pourtant, je le sais, je sais même avec exactitude où mais je ne les vois pas…je ne veux pas…les voitures… encore… ces genres d’engins qui permettent de vous transbahuter d’un endroit à un autre en quelques minutes, des engins qui flirtent avec le temps sans jamais attirer la moindre de ses attentions… une ambulance…. C’est beau une ambulance un après-midi de printemps à la lueur des rayons obliques… ça fait moins ambulance… ça fait véhicule-espoir… Rien à voir avec une ambulance un matin d’hiver pluvieux… quelle que soit l’oblique des rayons… la personne dedans va déjà mieux si elle peut voir le ciel bleu ouvert sur l’infini plutôt qu’un ciel gris fermé sur le sol bétonné…

La télé a décidé de prolonger mon voyager… « sing » du groupe Travis… trois minutes vingt-huit de bonheur supplémentaire… du bonheur totalement gratos… qui peut se vanter ? qui peut se vanter de regarder une boite aux lettres jaune citron (c’est laid) et de la trouver superbe ? et ces bâtiments tout gris, qui se fardent des beiges, roses pâles et autres camaïeux du même ton que le soleil dépose en effleurements sensuels et timides…je le contemple dans son œuvre le maitre accompli…

Non y a pas à dire, quand il s’y met, le soleil repeint le monde… et mes pensées…

lundi 25 juin 2007

En attendant... Mottard

Dimanche sur le stand de Patrick Mottard, pendant son absence... (évidemment) une pauvre "préposée" ayant accépté de le remplacer quelques instants ne savait pas ce qui l'attendait... La fête du chateau, c'est la foir'fouille en réalité !! A vous de juger...


Un homme prend le livre Fragments de Nice, puis regarde la photo de Patrick et dit:
- il est mort y a pas longtemps lui! (c'était pas une question...)
- non Mr il est bien vivant... (le type a l'air dépité)
- désolée...
- je dois le confondre avec un autre (il a encore un doute...)
- je pense oui


Un autre regarde le livre, puis moi, puis le livre, puis inspiration subite:
- je ne savais pas qu'il avait une aussi jolie jeune femme
- merci Mr, je le dirai à ma mère en rentrant ça lui fait toujours plaisir... (oh la gueuze... Oui !! Mais j'ai pas pu résister)
- argh (bah oui raté la drague en moonboots)



- c'est Patrick Mottard? (c'est écrit en gros dessus mais bon au cas ou ça serait un gag hein)
- oui Mr
- je le connais (ils disent tous ça)
- sourire poli (que répondre?)
- c'est son nouveau?
- oui Mr (bah oui hein, le 1er -roman- c'est nouveau...)
- c'est combien?
- 12 euros Mr (ça aussi c'est écrit en gros)
- ah c'est bon à savoir ça (ah?)
- re-sourire (bah oui c'est la parade infaillible ça)
- et les autres aussi c'est 12 euros?
- oui Mr (c'est tous les mêmes les autres en question... Cherchez l'erreur)


Un homme arrive en disant:
- Patrick Mo.o.to.a.a.ard (il semble chercher dans ses souvenirs, puis droit dans les yeux)
Je vous connais!
- ah? (pour ceux qui ne savent pas suis petite et blonde, Patrick grand et gris - non c'est pas M Jackson - mais surtout je fais bien fille et lui bien garçon, y a pas d'ambiguité de bouton !!!!!)
- oui je vous ai entendu à la radio... Heu comment ça s'appelle déjà...?
- c'était pas moi
- non?
- non... Accessoirement suis une fille et je trouve pas que j'ai une tête à m'appeler Patrick
- Ah je me disais aussi (ben voyons...)!! Non parce que je savais qu'il devait se faire operer pour changer de sexe, mais là je trouvais le résultat bluffant...
- gni? (alors là pirouette magistrale -frère/entraineur de Nadia Comaneci- ou autisme profond -frère de Rainman- je ne saurai le dire)


- C'est Patrick Mottard?
- Oui Madame (oui je sais, vous aussi ça vous gave déjà...)
- C'est vrai qu'il a voté Bayrou?
- Non Madame, si ça avait été le cas il l'aurait annoncé... Et assumé ( avec le sourire s'il vous plait) <<<< c'est assez clair ou je développe?
- ah c'est bien ce que je me disais aussi (bah voyons !!)


- C'est Patrick Mottard? (hé hé)
- Oui Madameuuu (nan c'est ma grand-mère en tong devant prisu, mais là elle s'est déguisée en Patrick Mottard pour la photo...)
- je le connais (quelle étrangeté...)
- sourire (THE sourire hein)
- j'ai lu tous ses livres (allons bon...)
- il écrit sur les choses étranges qui arrivent (houlà, elle le prend pour un scénariste d'X-Files)
- Pierre Bellemare? (je pensais faire de l'humour et c'est là que ça se corse...)
- ouiiii c'est ça!!
- ........... (bouuuuuuh veux ma maison !!!!)

vendredi 22 juin 2007

Nice va s'échouer...

sur les rives d'une mascarade nommée culture, indigeste au plus glouton des béotiens... Deux amies sont allées, courageusement, à la soirée culturelle du festival du livre… voici le résumé qu’en a fait l’une d’elles, je vous le livre tel quel…


Samedi 16 juin Nice était en fête, le festival du livre, l’inauguration de la place Masséna et cerise sur le gâteau , soirée culturelle du festival du livre. Déjà le nom de cette manifestation contenait la chronique d’une catastrophe annoncée.. « Cabaret sur l’eau », pardon j’ai oublié le mot « grand » avant .Je cite encore « le public fera face à une scène transformée en en radeau d’infortune » puis encore « une lumière chaude et douce remplacera progressivement le soleil couchant disparaissant derrière la scène ». Pour qui connaît un tant soit peu Nice, le soleil couchant se trouve derrière les montagnes, et la scène était censée plutôt orientée vers l’Est (il s’agit de la plage du Castel), mais bon, fi donc d’un esprit aussi terre à terre… ce qui s’avéra prémonitoire car qui l’eût cru, la mer n’était pas au rendez vous de la fête culturelle, elle était démontée et à 20h30 le radeau gisait sur la plage .

Mais la bonne fée veillait et le gérant de la plage Castel a généreusement offert une partie de sa plage pour recueillir les naufragés en détresse, qu’il en soit encore remercié..

Et nous voilà installés sur de délicieux tabouret en carton (idée vraiment géniale pour tout festival de rue) face à la scène ou face à la mer suivant les circonstances (très bon pour les dos endoloris) et..et.. je ne suis pas arrivée à rester plus de 45 mn j’ai trouvé cela très ennuyeux, le premier texte de Francis Ponge très rébarbatif, et auquel je n’ai rien compris sauf à la fin le mot « plage »… puis 2 autres un peu moins abscons..et heureusement le dernier texte de Flaubert m’a rassurée , je comprenais tout..et je suis loin d’être une lectrice de Flaubert..Textes entrelardés de musiques aussi inégales dans la facilité d’écoute..bref je déclarais forfait et partis un brin inquiète sur le devenir de la candidature de Nice en tant que ville de la Culture.

jeudi 21 juin 2007

Les incontournables du Brevet

En attendant IMPATIEMMENT la mouture 2007, voici une rcap des années précédentes... toujours un vrai plaisir (pour moi en tous cas voui...)

• Les Égyptiens transformaient les morts en momies pour les garder vivants.
• Les empereurs organisaient des combats de radiateurs.
• Clovis mourut à la fin de sa vie.
• Charlemagne se fit châtrer en l'an 800.
• Les mauvais élèves étaient souvent décapités.
• La mortalité infantile était très élevée, sauf chez les vieillards.
• Les nuages les plus chargés de pluie, sont les gros cunnilingus.
• Le passage de l'état solide à l'état liquide est la niquéfaction.
• Un kilo de mercure pèse pratiquement une tonne.
• Autrefois, les Chinois n'avaient pas besoin d'ordinateur car ils comptaient avec leurs boules.
• Les fables de La fontaine sont si anciennes qu'on ignore le nom de l'auteur.
• Les peintres les plus célèbres sont Mickey l'Ange et le Homard de Vinci.
• Le chien, en remuant la queue, exprime ses sentiments comme l'homme.
• Les poissons sont bien adaptés à l'eau. On dit qu'ils ont le pied marin.
• Grâce à la structure de son oeil, un aigle est capable de lire un journal à 400 mètres.
• La femelle du corbeau s'appelle la corbeille.
• Les calmars géants saisissent leurs proies entre leurs gigantesques testicules.
• Les escargots sont tous des homosexuels.
• L'artichaut est constitué de feuilles et de poils touffus plantés dans son derrière.
• Le cerveau des femmes s'appelle la cervelle.
• Après un accident de voiture, on peut être handicapé du moteur
• Les hommes préhistoriques portaient le nom d’homo comme par exemple les homosexuels (il a du penser à homo erectus)
• En analysant les squelettes, on peut savoir si ces hommes sont vraiment morts. Pour connaître l’âge de leur membre, on les enduit de Carbonne 14.
• Les amazones étaient comme des femmes mais encore plus méchantes.
• César poursuivit les gaulois jusqu’à Alésia car Vercingétorix avait toujours la Gaule
• Quand les paysans allaient payer leurs impôts, ça leur faisait un gros trou aux bourses (Grégory 12 ans)
• Les enfants naissaient souvent en bas âge
• Jeanne d’Arc n’aimait quand même pas trop qu’on la traite de pucelle
• L’armistice est une guerre qui se termine tous les ans le 11 novembre
• Les américains vont souvent à la messe car les protestants sont très catholiques
• La Chine est le pays le plus peuplé avec un milliard d’habitant au km²
• Pour mieux conserver la glace il faut la geler
• La climatisation est un chauffage froid avec du gaz, sauf que c’est le contraire
• Pour faire des œufs, la poule doit être fermentée par un coq

Mes préférés sont :
la femelle du corbeau qui m’a fait hurler de rire
L’après accident, car c’est bon de rire de choses graves
La mortalité infantile…
Et l’armistice

mercredi 20 juin 2007

Effet d'optique... quelle optique?

Cristobal est un jeune homme un peu dans la lune… un doux rêveur comme on dit… le problème c’est que ses petits voyages astraux peuvent parfois le conduire à faire face à des situations quelque peu périlleuses… jugez donc…

Un jour, devant son ordinateur, il reçoit d’une amie une image…

ça >>>>

- Oh la jolie petite créature se dit-il…

Et il s’empresse de l’envoyer à sa douce amie, dont il espère les faveurs depuis quelques temps…

- Regarde, c’est toi quand tu seras plus vieille…

(ça commence bien en matière de compliment…)

Silence très pesant de l’autre coté du dialogue en direct…

- Ça ne te plait pas ?

- Si… c’est que…

- Tu ne le trouves pas mignon comme tout ?

- Mignon? heu, ce n’est pas le premier mot qui m’est venu à l’esprit...

mais bon… tu as l'air si sincère...

- Oh moi je l’adore, il est a.d.o.r.a.b.l.e !!

- Si tu le dis

- Attends, je vais l’agrandir, parce que là, je l’ai qu’en miniature…

…

Voilà ce que découvre Cristobal… la magnifique créature envoyée à sa dulcinée…

en fait c'était ça >>>>

évidemment il s’est confondu en excuses, a invoqué toutes les explications possibles et inimaginables pour justifier sa méprise… mais l’histoire ne dit pas si la dulcinée a détalé ou pas… Le pauvre Cristobal, n'a jamais vu les yeux de l'autruche ni son bec, ni sa tête... étrange non pour une autruche? à la place des narines il a vu des yeux et a imaginé une créature d'un autre monde...


Par souci de respect, les noms des personnages et lieux ont été changés, mais cette histoire est tirée de faits réels... Alors PRENEZ GARDE en ouvrant vos images, ne vous contentez pas de les regarder en miniatures, ouvrez les en grand !!

dimanche 17 juin 2007

L'oiseau de tonnerre

Il s'agit de peinture navarro sur sable... je ne m'attarderai pas outre mesure sur cette technique, quand on sait ce que savent faire les peintres handicapés avec leurs orteils, que moi, même avec une dizaine de paire de mains supplémentaires et une centaine d'années lumières d'apprentissage, je saurai pas... le don, ça ne s'apprend pas, ça se cultive...

Lui c'est Ruby Hotkie, et si je parle de lui, c'est parce que c'est un inconnu total, comme la majorité des indiens navarro (les autres aussi d'ailleurs, même si l'art navarro est plus répandu) et même si c'est un artiste très doué... malheureusement, je ne peux vous en dire plus pour le moment, je ne sais même pas si je pourrai le faire ultérieurement, mais j'essayerai, ça c'est sur... le problème majeur étant qu'il y a trop peu d'informations sur lui...

l'art amérindien arrive à nos portes grâce à de généreux touristes qui vont en Amérique, qui achètent pour quelques pesos-dollars de beaux souvenirs à offrir ou garder... puis les heureux propriétaires des dits cadeaux, n'ayant aucune sensibilité pour le cadeau, on le retrouve ainsi dans son emballage d'origine sur l'étale d'une broc, ici à Nice... et ça fait MON bonheur à moi...

Le motif, un danseur au masque de Thunderbird est assez rare à trouver, ce modèle étant plus fréquemment représenté sur les totems ou les sculptures qu'en dessin simple... mais l'art indien comme tous les autres évoluant, on trouve de plus en plus d'éléments de légendes sur divers supports que l'on aurait jamais vus avant...

jeudi 14 juin 2007

A y est j'ai trouvé !!

Info donnée par anonyme en com à la suite de ce post: voici le clip de Sigur Ros (j'la mets même en vidéo embarquée)

Et ce sera l'occasion de parler de la "tendance" actuelle qui veut que l'on mette en avant le 3ème âge... Dans ce 1er clip "La clé des Chants" de Mick est tout seul, deux choses m'ont interpellée...
- la zik, qui, selon moi, est une sévère reprise du titre "Cherchez le Garçon" de Taxi Girl (années 80) >>>> là
- le clip qui met en scène des personnes âgées qui font les fous... et franchement ça le fait !! je les trouve magnifiques, si on pouvait avoir des invasions pareilles dans nos villes, ça prouverait qu'il y a une vie pendant la retraite, et qu'une fois que l'on sort du circuit socialo-professionnel on est encore vivant, on sert encore, on a encore SA place dans cette société castratrice qui parque ses "vieux" loin des regards gênés de fausse pudeur, en attendant patiemment qu'ils disparaissent... Moi, j’veux voir les vieux faire des tags sur les murs, sortir en bande, s’embrasser honteusement dans la rue, je voir ces personnes se vautrer dans ce que la société a le toupet de nommer l’indignité… je vous le dis messieurs dames de + 65 ans, soyez les Yakusas de cette société étriquée !! ouaich !!

Le 2ème clip, De la Haut de thierry Amiel, lui, est très aseptisé, bien comme il faut… et c’est tellement dommage !! Les paroles sont touchantes, elles font appel à des émotions profondes, de ce coté, le pari est gagné (j’irai même jusqu’à parler d’un petit penchant musical Polnouf –aïe, là je vais me faire marave le groin)… mais au niveau du clip, la réalisation a joué la carte de la fébrilité et de la sécurité, c’est vraiment dommage encore une fois… quelques images bien choquantes, bien dérangeantes, un peu moins enrobées de miel auraient complété à la perfection ce titre… quand on veut avancer sur le chemin du message, de l’original, du percutant, il faut s’en donner les moyens et ça commence par le courage…

Les paroles

De ce temps-là, je n'entends plus ma voix
De ce temps-là, je ne guide plus mes pas
De ce temps-là, je sais que je vais mais ne marche pas.
Sans aucun repos, j'avance puisqu'il le faut
De là-haut Peux-tu me dire si les mots sont plus beaux ?
Peux-tu me dire si l'air est aussi chaud ?
Est-ce que tu le sens, est-ce que tu m'entends ?
Désormais, s'il fait un peu plus frais
Ce n'est pas que le temps soit mauvais
Mais il est vrai que je me perds dans ce monde imparfait
Ni meilleur, ni plus laid Mais juste un pâle reflet
De là-haut Peux-tu me dire si les mots sont plus beaux ?
Peux-tu me dire si l'air est aussi chaud ?
Est-ce que tu le sens, est-ce que tu entends
Tous mes mots ? Peux-tu me dire si leur sens est plus beau ?
Peux-tu me dire si leur souffle est plus chaud ?
Et s'ils te réconfortent, là où ils t'emportent.
Je ne rêve qu'en noir et blanc Mes souvenir se mêlent de sang
Et pourtant, Je me lève pour faire semblant De vivre comme un vivant
De là-haut Peux-tu me dire si les mots sont plus beaux ?
Peux-tu me dire si l'air est aussi chaud ?
Est-ce que tu le sens, est-ce que tu entends
Tous mes mots ? Peux-tu me dire si leur sens est plus beau ?
Peux-tu me dire si leur souffle est plus chaud ?
S'ils te réconfortent, là où ils t'emportent. De là-haut...

Enfin pour conclure sur ces 2 là, je me pose une question… je trouve une étrange ressemblance entre les 2 clips (Amiel et Mick), surtout les intro… je me demande si c’est totalement fortuit ou si Mick a parodié Amiel, je n’imagine pas trop l’inverse… hmmm question existentielle…

Pour finir, un petit bonus qui prouve que le ridicule ne tue toujours pas… 2 clips de Lio à 28 ans d’écart… je crois que ça se passe de commentaires (en fait suis tellement désabusée que les mots m’en tombent du cerveau…)

Lio à 18 ans

Lio à 45 ans

Le pire, c'est que cette "chose", on va se la taper tout l'été!! je le vois bien le plan foireux là...

lundi 4 juin 2007

tite selection de zik...

mes dernières nouveautés...

Funny Bear: je me demande pourquoi cette "chose" me fait réagir, mais purée j'adore !!!!
C'est là

Cirque du Soleil - Alegria: de manière générale, les comédies musicales me gavent au plus haut point... je les trouve souvent mièvres, avec des chorégraphies à chier, des zik approximatives, des chants très douteux... et pourtant... dans chacune, je trouve toujours une... LA... chanson qui va me faire vibrer... (enfin pas toujours non, des fois j'en trouve pas...), alors voilà celle de la troupe du Cirque du soleil qui n'est, cependant, pas une comédie musicale "conventionnelle"...
Alegria

Keny Arkana - "La mère des enfants perdus" et "Victoria": une enorme ressemblance avec Diam's, à tel point que les yeux fermés c'est difficile de les différencier... c'est un peu dommage... par contre coté paroles, vécu, origines ce n'est pas pareil... Keny est une marseillaise d'origine argentine qui se bat énormément pour son peuple... les 2 titres que je propose montre ses 2 faces: son pays d'origine et celui de naissance (avec un clip percutant)...
La mère des enfants perdus
Victoria

Travis - "Closer" et "Sing": groupe écossais (toujours bons les anglais coté zik) qui a demarré début des années 90 et qui agrémente ses chansons de clips toujours plus délirants les uns que les autres... Sing n'est pas une nouveauté mais je la mets quand même et si vous connaissez le film "La Party" ça vous rappelera des souvenirs...
Closer
Sing

Rose - La Liste: bon ce n'est plus une nouveauté ok, mais bon en même temps je ne vais pas faire un post pour chaque new zik qui sort hein... originale, simple, sympa, sans chichi, j'aime bien... une autre façon de chanter l'amour, ça change... surtout de celles qui le font comme si elles nous annonçaient la fin du monde à grand renfort de hurlements... et là, idem un clip fait de petits riens qui donnent un tout bien sympa... vraiment j'aime bien... (et non ça ne ressemble ni à Ruiz, ni à Anais même si je l'aime bien elle aussi, elle ressemble à elle)
La Liste
Ciao Bella (choix de dernière minute)

Nelly Furtado - Say it right: Alors cette nana, je n'aurais jamais pensé parler d'elle un jour tant je la trouve fadasse (à part pour sa plastique mais bon ça fait un peu myso là hein)... et puis elle nous balance ce clip ULTRA sophistiqué... je le trouve superbe d'un point de vue purement esthétique... des prises de vue assez surprenantes d'une qualité rare limite photo, des jeux de contrastes sur les couleurs, contre-champs, contre-jour, ombres-lumières, franchement ça le fait... et un choriste très hummm (petit coté benetton là aussi)... bref pour une fois je ne la trouve pas nase du tout... comme quoi tout le monde peut changer... reste à savoir si dans le cas présent c'est elle ou moi...? ou les deux?
Say it Right

Et pour finir je cherche le titre d'une new zik mais je ne trouve pas!!! le clip, ce sont des personnes dites du 3ème âge qui font les fous, qui courent partout, s'éclatent comme des mômes... la mélodie ressemble méchament à la chanson du groupe Taxigirl "cherchez le garçon", je pense d'ailleurs qu'il y a des notes communes aux deux chansons...